Parabole philosophique sur l'Amour humain et divin, sur le cycle de la vie, sur le déclin de la civilisation et sur le fait que les derniers seront les premiers. Le film est tourné comme un rêve, et l'utilisation de la gamme esthétique du cinéma expérimental ne fait que souligner cet état. La poésie de Fiodor Tyutchev (1803-1873), interprétée avec émotion par Leonid Mozgov dans les coulisses, lui confère une sonorité universelle. Les jeunes acteurs Natalya Surkova et Vladimir Zolotar, présents dans le cadre, avaient la tâche difficile de montrer aux premiers qui n'étaient pas chargés du travail intellectuel des générations suivantes. Il fallait se détacher des problèmes d'aujourd'hui et essayer de s'imaginer comme le peuple originel, puis de se transporter immédiatement à l'extrême fin des temps. Selon l'intrigue, l'humanité commence avec eux et se termine avec eux. Par là, l'auteur a voulu montrer la continuité : le premier amour et le supposé dernier sont un tout indivisible d'un seul Amour éternel.