Anton Ivanovitch Dénikine (1872–1947) était un éminent chef militaire et homme politique russe, l'un des chefs de file du mouvement blanc pendant la guerre civile russe. Il est né le 4 (16) décembre 1872 dans le village de Chpetal Dolny, dans le gouvernorat de Varsovie, d'un père major à la retraite.
Formation et carrière militaire
Dénikine est diplômé de l'école royale de Lówicz, puis de l'école des cadets d'infanterie de Kiev en 1892. En 1899, il termine ses études à l'Académie impériale Nikolaïev de l'état-major général. Sa carrière militaire débute au 1er régiment de fusiliers et il gravit rapidement les échelons, participant à la guerre russo-japonaise et à la Première Guerre mondiale, où il se révèle un commandant talentueux.
Guerre civile
Après la révolution de février 1917, Dénikine devient l'une des figures clés de l'organisation de l'armée des volontaires, qui combat les bolcheviks. En 1918, il fut nommé commandant en chef des forces armées du sud de la Russie. Sous sa direction, l'armée remporta d'importants succès, mais en 1919, la contre-offensive de l'Armée rouge éclata, entraînant la perte du contrôle des territoires.
Émigration et dernières années
Après la défaite des forces blanches, Dénikine émigra, d'abord en Europe, puis aux États-Unis. Il continua d'écrire et de publier ses mémoires, demeurant un opposant actif au pouvoir soviétique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il vécut en France, où il continua de travailler sur ses projets littéraires.
Dénikine a laissé un héritage important en tant que théoricien et historien militaire ; ses œuvres sont toujours étudiées et discutées. Il mourut le 8 janvier 1947 à Paris.