Ania filme comme personne ne filme. Je lui décris ce que je viens de filmer, ce qu'elle ne peut pas voir elle-même, et elle rit d'un air méfiant mais me croit. Ania est atteinte d'albinisme et est malvoyante er malgré tout elle est l'opérateur de mon documentaire. Sa façon particulière de voir les choses change également ma vision du monde. Je suis fasciné par ses images baignées de lumière, presque tangibles — c’est comme si la lumière l’attirait vers elle. Elle me raconte ce qu’elle voit, et je la crois. En réalisant ce film avec elle, je commence à comprendre comment elle perçoit le monde et ce que signifie réellement « voir ».