L'auteur explore la ville comme un espace en constante évolution, où chaque acte de création s'accompagne inévitablement d'une destruction. Ensemble, ces éléments forment un système fermé et instable, où tout témoigne d'un sentiment d'angoisse ou le suscite. Cette inquiétude est exacerbée non seulement par l’attente de la naissance d’un fils et la remise en question que cela implique de son propre rôle de père, de mari, d’homme, mais aussi par l’instabilité du monde extérieur. La dualité de tout objet apparaissant à l’image : il y a un rôle extérieur, littéral (échafaudages, chambre d’hôtel, balcon, trottoir, compartiment de transport en commun, affiche sur un mur ou ventre maternel) et un rôle intérieur, caché, qui a donné son titre au film : *Le Refuge*.