Réalisateur,
Scénariste
Né en 1936, URSS (Russie)
 
 
Nikolaï OBOUKHOVITCH
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Николай Владимирович ОБУХОВИЧ
Nikolay OBUKHOVICH
Extrait de la filmographie
 
Réalisateur
1998 - Jour de l’Ascension (День вознесения) [documentaire]
1995 - Le Propos n’est pas Staline (Не о Сталине) [documentaire]
1992 - Une foule de princesses blanches (Сонм белых княжон) [documentaire, 105 mn]
1990 - Une ligne sans fin (И не кончается строка) [documentaire]
1988 - Une vie en marge (Жизнь по лимиту) [documentaire, 18 mn]
1988 - Quatrième songe d’Anna Andreevna (Четвертый сон Анны Андреевны) [documentaire]
1986 - Dialogues (Диалоги) [documentaire]
1985 - Accueil sur questions privées (Прием по личным вопросам) [documentaire]
1984 - D’un album de famille (Из семейного альбома) [documentaire]
1981 - Vent baltique (Балтийский ветер) [documentaire]
1977 - Nuit des ponts ouverts (Ночь разведенных мостов) [documentaire]
1976 - Notre mère est un héros (Наша мама — герой) [documentaire]
1976 - Malinina Présidente (Председатель Малинина) [documentaire]
1973 - Il me faut parler de la Russie… (Мне о России надо говорить...) [documentaire]
 
Scénariste
1998 - Jour de l’Ascension (День вознесения) de Nikolaï OBOUKHOVITCH [documentaire]
1990 - Une ligne sans fin (И не кончается строка) de Nikolaï OBOUKHOVITCH [documentaire]
1986 - Dialogues (Диалоги) de Nikolaï OBOUKHOVITCH [documentaire]
1984 - D’un album de famille (Из семейного альбома) de Nikolaï OBOUKHOVITCH [documentaire]
1981 - Vent baltique (Балтийский ветер) de Nikolaï OBOUKHOVITCH [documentaire]
1976 - Notre mère est un héros (Наша мама — герой) de Nikolaï OBOUKHOVITCH [documentaire]

Prix et récompenses :
Prix "Lavr" pour sa contribution au cinéma, Lavrovaya Vetv et Festival Artdocfest, 2008
Prix pour sa contribution exceptionnelle au cinéma russe, Lauriers des meilleurs documentaires, Russie, 2009
Notre mère est un héros :
Meilleur documentaire, Prix du jury des critiques au Festival du documentaire de Voronezh, 1990

Biographie
Né en 1936 à Leningrad, il termine en 1959 la faculté de mise en scène à l’institut de cette même ville comme « Artiste-technicien de la scène » (cours de N.Akimova). En 1970, il sera diplômé en réalisation aux cours supérieurs des scénaristes et réalisateurs (cours de E.Vermichevoï) et travaillera comme réalisateur-metteur en scène au studio du film documentaire de Saint-Pétersbourg, après avoir longtemps travaillé au studio « Lenfilm » comme metteur en scène et opérateur. Artiste émérite en Russie (2002), il a été décoré de la médaille d’or de Pouchkine pour sa contribution au « développement, à la conservation de la culture traditionnelle nationale » (1999).
 

Commentaires et bibliographie
 
Le documentariste Obukhovitch a anticipé le renouvellement social, esthétique et thématique du cinéma russe, en créant des fables documentaires, des portraits et des personnages grotesques. A travers eux, les caractéristiques ultérieures du cinéma documentaire sont identifiées.
Il est l’auteur d’un des meilleurs documentaires de toute l’histoire du cinéma national : Nacha mama – geroy, qui pendant 10 ans n’a pas été montré sur les écrans. Le film Présidente Malinina a dû être refait plusieurs fois à cause des exigences des " dirigeants ". Le destin du film Dialogi a été décidé au niveau du Politbureau du Comité central du Parti, bien qu’il fût sur les écrans en 1987 – la deuxième année de la Pérestroïka. Jusqu’en 1989, Nikolaï Obukhovitch ne pouvait pas quitter le territoire.
Poète, son cinéma est personnel, l’objectivité de son écran se ressent tel un nouveau niveau de vérité. Le principal thème de la création d’Obukhovitch est le peuple de la Russie, son aspiration à faire face à toutes les situations, son mérite. Ses films appartiennent de plein droit au fonds national cinématographique de la Russie.
Nikolaï Obukhovitch est un classique du documentaire soviétique et russe. Avant tout soviétique, grâce aux films Nacha mam a – geroy et Présidente Malinina (le réalisateur y a créé les portraits de femme-héroïne du travail socialiste. En fait, ces portraits sont ceux du "visage inhumain du socialisme "). Mais également du documentaire russe, en tant qu’auteur de deux films différents : Ne o Staline, qui témoigne au début des années 1990 de l’adieu intérieur à l’héritage de Staline ; Sonm belykh kniazhon qui est une image étonnamment poétique, un collage de lettres de journaux intimes de la famille impériale.
Enfin, au croisement du cinéma soviétique et russe apparait le film Dialogi, qui est devenu l’unique témoin des annales de la naissance de la nouvelle culture. Le film a conservé le jeune et croyant Sergey Kyriokhin et ses amis des actuels légendaires groupes : Kino, Akvarium, AuktsYon
Source :www.lavrdoc.ru