Grigori KOZINTSEV
Григорий КОЗИНЦЕВ
Grigori KOZINTSEV
Leonid TRAUBERG
Леонид ТРАУБЕРГ
Leonid TRAUBERG
URSS, 1926, 76mn 
Noir et blanc, muet, fiction
La Roue du diable
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Чертово колесо

 

 The Devil's Wheel

 chyortovo koleso

Sous titre russe : Моряк с Авроры (Marin de l'Aurore)
 
Réalisation : Grigori KOZINTSEV (Григорий КОЗИНЦЕВ), Leonid TRAUBERG (Леонид ТРАУБЕРГ)
Scénario : Adrian PIOTROVSKI (Адриан ПИОТРОВСКИЙ)
D'après La nouvelle de Veniamine Kaverine Konets khazy
 
Interprétation
Sergueï GUERASSIMOV (Сергей ГЕРАСИМОВ) ...Le prestidigitateur
Ianina JEIMO (Янина ЖЕЙМО) ...La fille des sous-prolétaires
Andreï KOSTRITCHKINE (Андрей КОСТРИЧКИН) ...Un sous-prolétaire
Sergueï MARTINSON (Сергей МАРТИНСОН) ...Le chef d’orchestre
Lioudmila SEMENOVA (Людмила СЕМЕНОВА) ...Valia
Piotr SOBOLEVSKI (Пётр СОБОЛЕВСКИЙ) ...Vania Tchorine
Zinaïda ZANONI (Зинаида ЗАНОНИ) ...Koko
 
Images : Andreï MOSKVINE (Андрей МОСКВИН)
Décors : Evgueni ENEI (Евгений ЕНЕЙ)
Production : Leningradkino
Date de sortie en Russie : 16/03/1926
 
Site : IMDb

Synopsis
Vania Tchorine est un jeune matelot du croiseur « Aurore ». Il débarque pour la première fois à Leningrad. Il se promène avec des amis dans le parc de la maison du peuple. Il est émerveillé par la roue du diable, puis par une jeune fille, Valia : il oublie l’heure de l’embarquement. Ses amis le cherchent en vain. Les deux jeunes gens rencontrent le chef d’une bande de malfaiteurs qui les emmène dans les bas-fonds de la ville, là où la bande a son repaire. Les bandits les contraignent à participer à leurs mauvais coups. Enfin Tchorine leur échappe, rentre à bord : il est jugé par ses camarades. La police organise une descente chez les malfaiteurs, et tue leur chef au cours d’un échange de coups de feu.
 

Commentaires et bibliographie
Les origines du cinéma soviétique : un regard neuf, Myriam TSIKOUNAS, Cerf, 1992
 
« Les réalisateurs regardent la réalité avec des lunettes tordues. Pour eux, la racaille est romantique, attirante. Tous les personnages du film sont dévoyés. C’est une bohême malsaine. Le langage artistique et social y est un jargon de cabaret, de semi-boulevard. Et le film a du mal à joindre avec honneur les deux bouts. La fin n’est pas convaincante. Le retour du marin sonne comme un mauvais agitfilm. La FEKS n’a pas évité la mauvaise théâtralité. Les mimiques, les vains efforts poussés jusqu’à la grimace pathologique ne font pas un homme, éduquent mal un acteur. L’américanisme de troisième zone est inutile. Les manières d’apaches, les détectives, les danseurs de fox-trot dans les rues de Leningrad…On ne voit pas les vrais bas-fonds (thème sérieux) (…) Non, la FEKS s’est trompée de voie. Il faut parler la langue du peuple et regarder profondément la vie, sans lunettes tordues.
Un grand film, mais qui manque d’une boussole. La bohême est une maladie de croissance fréquente chez nos jeunes créateurs. Kozintzev et Trauberg sont talentueux à leur façon. On sent l’influence des peintres occidentaux (ils connaissent visiblement Picasso). Mais il faut une direction culturelle et de bonnes conditions de travail. Notre éducation cinématographique reste faible. Et nous lançons dans le vide des jeunes forces talentueuses ».
Pravda, 27 mars 1926, Hris X (Hersonski (extraits)).

Sélections dans les festivals :
- Fondation Jérôme Seydoux-Pathé : Cycle "Attractions. Cinéma forain, magie et cirque", Paris (France), 2020
- L'URSS des cinéastes à la Cinémathèque française. 1917-1945 : première partie, Paris (France), 2017
- Journées du cinéma muet de Pordenone, Pordenone (Italie), 2011
- Festival des archives du cinéma russe "Belye Stolby", Belye Stolby (Russie), 2009
- Festival ''Cinéma et littérature'', Gatchina (Russie), 2006
- Europalia Russia 2005, Bruxelles (Belgique), 2005

Images et vidéos
 

Photo : Musée du cinéma de Moscou