Yakov BAZELIAN
Яков БАЗЕЛЯН
Yakov Bazelyan
Sergueï PARADJANOV
Сергей ПАРАДЖАНОВ
Sergey PARAJANOV
URSS, 1954, 62mn 
Couleur, fiction
Andriech
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Андриеш

 

 Andriesh

 Andriosh

 
Réalisation : Yakov BAZELIAN (Яков БАЗЕЛЯН), Sergueï PARADJANOV (Сергей ПАРАДЖАНОВ)
Scénario : Emilian BOUKOV (Емилиан БУКОВ), Grigori KOLTOUNOV (Григорий КОЛТУНОВ)
D'après un récit d'Emilian BOURKOV
 
Interprétation
Kostia ROUSSOU (Костя РУССУ) ...Andriech
Lioudmila SOKOLOVA (Людмила СОКОЛОВА) ...Liana
Nodar CHACHIK-OGLY (Нодар ШАШИК-ОГЛЫ)
Kirill CHTIRBOU (Кирилл ШТИРБУ)
Domnika DARIENKO (Домника ДАРИЕНКО)
Evgueni EREKE (Евгений ЕРЕКЕ)
Trifon GROUZINE (Трифон ГРУЗИН)
Robert KLIAVINE (Роберт КЛЯВИН)
Giouli TCHOKHONELIDZE (Гиули ЧОХОНЕЛИДЗЕ)
 
Images : Vadim BERECHTCHAK (Вадим ВЕРЕЩАК), Souren CHAKHBAZIANE (Сурен ШАХБАЗЯН)
Décors : Viktor NIKITINE (Виктор НИКИТИН), Oleg STEPANENKO (Олег СТЕПАНЕНКО)
Musique : Igor CHAMO (Игорь ШАМО), G. TYRTSEOU (Г. ТЫРЦЭУ)
Ingénieur du son : Nikolaï MEDVEDEV (Николай МЕДВЕДЕВ)
Production : Studio Dovjenko
 

Synopsis
Entouré de son troupeau, Andriech, un jeune berger, fait la rencontre de Vainovan, patron des bergers. Celui-ci lui fait don d’une flûte enchantée, dont le son procure plaisir et joie à tous ceux qui l’entendent. Andriech tombe amoureux, ce qui rend jaloux Vikhr, le mauvais génie, qui déclenche un violent orage, emportant bêtes et hommes et les transformant en pierres.
 

Commentaires et bibliographie
 
Andriech est la version longue de Conte moldave, film de fin d’études de Paradjanov coréalisé au VGIK avec Yakiv Bazelian, avec la même distribution et la même équipe technique. Le film annonce le mode de récit de prédilection de Paradjanov en lui donnant libre cours à la magie et au merveilleux, à ses recherches et son goût pour les puissances visuelles propres à l’univers du conte épique et féérique. La mise en scène est étayée par une dramaturgie théâtralisée penchant volontiers vers l’opéra, et n’évite pas l’écueil des canons imposés des films soviétiques de l’époque, notamment le ballet folklorique. Les décors sont entièrement créés en studio, hormis les séquences pastorales et celle de la lande incendiée, superbement filmée. Saturée de ralentis, surimpressions, transparences, d’effets spéciaux, de couleurs et maquillage outré, cette réalisation qui n’attira sur elle ni l’intérêt du public ni celui de la critique, porte déjà l’empreinte du surréalisme magique qui marquera l’œuvre du futur grand maître. En général, celui-ci interdisait à son entourage de regarder ses films antérieurs aux Chevaux de feu, sauf Andriech, et affirmait qu’il aurait pu tourner son chef-d’œuvre bien plus tôt. Visiblement, le travail du jeune opérateur Souren Chakhbazian inspirera le futur opérateur des Chevaux de feu Youriï Illienko. Déjà, certains cadrages, certains mouvements de caméra, par rotation ou par translation, s’opposent clairement à la photographie statique prônée par Paradjanov et codifient les fondements et la modélisation esthétiques des Chevaux de feu. Filmer de cette manière était peu courant à l’époque, au vu de la production de 1954.
Nés, l’un en 1924, l’autre en 1925, Paradjanov et Bazelian décéderont tous deux en 1990, à quelques jours d’intervalle.
Lubomir Hosejko

Sélections dans les festivals :
- Festival International du Film d'Odessa, Odessa (Ukraine), 2013

Images et vidéos