Igor SAVTCHENKO
Игорь САВЧЕНКО
Igor SAVCHENKO
URSS, 1934, 66mn 
Noir et blanc, fiction
L'Accordéon
▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Гармонь

 

 Accordion

 Garmon

 
Réalisation : Igor SAVTCHENKO (Игорь САВЧЕНКО)
Scénario : Aleksandr JAROV (Александр ЖАРОВ), Igor SAVTCHENKO (Игорь САВЧЕНКО)
 
Interprétation
Zoïa FEDOROVA (Зоя ФЕДОРОВА)
R. GORELOV (Р. ГОРЕЛОВ)
Nikolaï GORLOV (Николай ГОРЛОВ)
Lialia SATEEVA (Ляля САТЕЕВА)
Piotr SAVINE (Пётр САВИН)
Igor SAVTCHENKO (Игорь САВЧЕНКО)
Nikolaï YAROTCHKIN (Николай ЯРОЧКИН)
N. ZYRIANOV (Н. ЗЫРЯНОВ)
 
Images : Youli FOGUELMAN (Юлий ФОГЕЛЬМАН), Evgueni SCHNEIDER (Евгений ШНЕЙДЕР)
Décors : Valentina KHMELEVA (Валентина ХМЕЛЕВА)
Musique : Sergueï POTOTSKI (Сергей ПОТОЦКИЙ)
Ingénieur du son : E. DEROUP (Э. ДЕРУП)
Produit par : Lilia BRIK (Лиля БРИК)
Production : Mejrabpomfilm
Restauration : 1967
 
Langue Ukrainien

Synopsis
Dans un kolkhose, Timochka, jeune travailleur et accordéoniste apprécié, est élu secrétaire de la section du komsomol. Il pense que jouer de l’accordéon n’est pas compatible avec ses nouvelles responsabilités et cache son précieux instrument dans une grange. Mais dans le village, sans musique, tout devient triste et les jeunes filles, y compris la fiancée de notre héros, sont bien déçues. Ce sont de jeunes koulaks, au passé suspect, qui se proposent d’occuper la place vacante. Alors Timochka, responsable politique mais resté musicien dans l’âme, ne peut accepter cela. Il reprend son accordéon et triomphe devant les belles ébahies ...
 

Commentaires et bibliographie
 
Critique de Serge Daney, Cahiers du Cinéma n° 315, septembre 1980 :
« L’Accordéon, premier long métrage d’Igor Savtchenko et l’un des tous premiers « musicals » soviétiques, fut une bonne surprise. Dans un kolkhoze, le meilleur travailleur est aussi le meilleur musicien. Elu secrétaire de la section du komsomol, puis au soviet local, il croit malin de renoncer à la musique et cache son accordéon dans une grange. Erreur : la vie devient sinistre et les jeunes koulaks déorganisent la ville en jouant eux aussi de la musique.
In extremis, le héros va chercher son accordéon et « avec ses chants de foi et d’espérance, met en déroute l’ennemi et regagne sa fiancée » (dixit Jay Leyda). L’insuccès du film en 1934 tendrait à prouver que cette édification bébête (mais quelle édification ne l’est pas ?) qui passait par la récupération de la musique (et de la danse) ne sut pas convaincre. Aujourd’hui, ce qui frappe dans l’Accordéon, c’est une façon très particulière, très originale, de faire démarrer les danses et les chansons, de varier les angles, de couper les élans, de les souder par une sorte de « Sprechegesang » très réussi. Ce qui passe, comme on dit, c’est la sensualité, la drague, les nuits d’été ukrainiennes, etc. La musique met au pas, mais elle n’est pas encore, elle, mise au pas. »

Note de Kinoglaz : Si comme le dit Serge Daney la critique a mal accueilli ce film en 1934, le public, selon Jay Leyda, « lui fit fête ».

Sélections dans les festivals :
- Talents soviétiques - Collection Arkeion, Paris (France), 2019
- L'URSS des cinéastes à la Cinémathèque française. 1917-1945 : deuxième partie, Paris (France), 2017
- Octobre de la tempête aux soupirs. Centenaire de la révolution russe au Cinématographe de Nantes, Nantes (France), 2017
- Festival "Polka. Le cinéma libéré", Moscou (Russie), 2011
- Festival international du film de Venise / Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica, Venise (Italie), 2006
- Gels et dégels, une autre histoire du cinéma soviétique (1926-1968), Paris (France), 2002
- Festival du film de Locarno, Locarno (Suisse), 2000