Ce coffret contient 4 films :
- Le Nôtre parmi les autres
- Esclave de l'amour
- Partition inachevée pour piano mécanique
- Cinq soirées
Synopsis
L’action se situe dans le milieu du cinéma, en 1917, en Crimée où se sont exilés les cinéastes, fuyant la révolution qui déchire Moscou. Une équipe de cinéma tourne un mélodrame bourgeois, dont l’actrice principale est Olga Voznesenskaïa, une star du cinéma muet. Par amour pour l’opérateur, Pototski, un militant révolutionnaire, elle l’aide à cacher les pellicules tournées clandestinement, révélatrices des crimes commis par l’armée tsariste. Découvert, Pototski est tué. Il sera vengé par les révolutionnaires : ceux-ci exécutent le responsable local de la répression. Olga est dénoncée par un conducteur de tramway : restée seule dans un wagon abandonné à lui-même qui dévale les rails, elle est poursuivie par une troupe de cavaliers cosaques.
"Ironiquement intitulé comme aurait pu l’être un des produits de cette époque, L’Esclave de l’amour est un film sur l’illusion, sur l’apparence. Plus qu’une description critique des milieux du cinéma en période tsariste, c’est une analyse, une remise en cause véritables du cinéma en tant que tel. Rôle de l’image, tantôt machine à rêves abêtissants, tantôt outil de lutte (la bobine de Pototski). Tragique ironie : c’est avec une balle à blanc, comme dans les films, qu’Olga croit tuer le policier. Jusqu’à l’assassinat de Pototski qui se déroule comme une scène de tournage, mais là la balle (les balles) est (sont) réelle(s). Voilà une œuvre aussi réussie que discrète, signe d’un heureux renouveau dans le cinéma soviétique."
G.C. La Saison cinématographique, 1979.
Где же ты, мечта? / Où es-tu donc, ô rêve ? /Where are you, dream?
Где же ты, мечта? / Où es-tu donc, ô rêve ? /Where are you, dream?
Mузыка-Эдуард Артемьев, слова-Н.Кончаловская, поёт-Елена Камбурова
Musique : Edouard Artemiev, paroles : N. Kontchalovski, chante : Elena Kambourova
Music: Eduard Artemyev, Lyrics: N. Konchalovsky,sings: Elena Kamburova
Где же ты, мечта?
Где же ты моя, мечта?
Я вдаль гляжу с надеждой,
И летит ко мне
В зыбкой тишине нежный звук.
То ли это смех?
Нет.
То ли это плач?
Нет.
Это ты, любовь.
Чьё-то сердце ждет,
Чей-то взор горит,
Если б можно было слово
Драгоценное всем сказать,
И душу распахнуть навстречу.
Благостным лучам?
Нет.
Грозам и ветрам?
Нет.
Дружеским рукам?
Нет.
Лишь одной любви.
Где же ты, мечта?
Где же ты, мечта?
Слышу я…
То ли это смех, смех?
То ли это плач, плач?
Это ты, любовь
Моя душа,
Согрей её в ладонях, успокой.
Верю я в тебя?
Да
Верю я в мечту?
Да
Верю я в любовь?
Да,
Верю я в любовь.
Да, она придет, любовь.
Où es-tu donc, ô rêve ?
Où es-tu, mon rêve ?
Je regarde au loin avec espoir,
Et vers moi s’envole,
Dans un silence tremblant, un son tendre.
Est-ce un rire ?
Non.
Est-ce un pleur ?
Non.
C’est toi, l’amour.
Quelque cœur attend,
Quelque regard brûle,
Si seulement il était possible de dire à tous
Le mot précieux,
Et d’ouvrir son âme à la rencontre.
Aux rayons bienfaisants ?
Non.
Aux orages et aux vents ?
Non.
Aux mains amicales ?
Non.
À un seul amour.
Où es-tu donc, ô rêve ?
Où es-tu, ô rêve ?
J’entends…
Est-ce un rire, un rire ?
Est-ce un pleur, un pleur ?
C’est toi, l’amour.
Mon âme,
Réchauffe-la dans tes paumes, apaise-la.
Est-ce que je crois en toi ?
Oui.
Est-ce que je crois au rêve ?
Oui.
Est-ce que je crois à l’amour ?
Oui,
Je crois à l’amour.
Oui, il viendra, l’amour.
Where are you, dream?
Where are you, my dream?
I gaze into the distance with hope,
And toward me flies,
In quivering silence, a gentle sound.
Is it laughter?
No.
Is it weeping?
No.
It is you, love.
Someone’s heart is waiting,
Someone’s eyes are burning,
If only it were possible to speak
The precious word to everyone,
And open one’s soul to meet…
The gracious rays?
No.
The storms and winds?
No.
The friendly hands?
No.
Only to one love.
Where are you, dream?
Where are you, dream?
I hear…
Is it laughter, laughter?
Is it weeping, weeping?
It is you, love.
My soul,
Warm it in your palms, calm it.
Do I believe in you?
Yes.
Do I believe in the dream?
Yes.
Do I believe in love?
Yes,
I believe in love.