Eldar CHENGUELAIA
Эльдар ШЕНГЕЛАЯ
Eldar SHENGELAIA
URSS (Géorgie), 1968, 95mn 
Noir et blanc, fiction
L'Exposition extraordinaire

Une exposition extraordinaire

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Необыкновенная выставка

 

 An Unusual Exhibition

 Neobyknovyennaya vystavka

Autres titres : Aratchveoulebrivi gamopena
 
Réalisation : Eldar CHENGUELAIA (Эльдар ШЕНГЕЛАЯ)
Scénario : Revaz GABRIADZE (Реваз ГАБРИАДЗЕ)
 
Interprétation
David ABACHIDZE (Давид АБАШИДЗЕ) ...Savleg
Viktor DEIZADZE (Виктор ДЕЙСАДЗЕ) ...Benoventur
Salome KANTCHELI (Саломе КАНЧЕЛИ) ...La veuve
Aleksandr KELBIAKANI (Александр КЕЛБИАКАНИ) ...Pestvenidze
Gouram LORDKIPANIDZE (Гурам ЛОРДКИПАНИДЗЕ) ...Agouli
Vassili TCHKHAIDZE (Василий ЧХАИДЗЕ) ...Pipina
Valentina TELITCHKINA (Валентина ТЕЛИЧКИНА) ...Glafira
Julietta VACHAKMADZE (Джульетта ВАШАКМАДЗЕ) ...Tina
 
Images : Gueorgui GUERSAMIA (Георгий ГЕРСАМИЯ)
Décors : Dmitri ERISTAVI (Дмитрий ЭРИСТАВИ)
Musique : Guïa KANTCHELI (Гия КАНЧЕЛИ)
Ingénieur du son : Otar GUEGUETCHKORI (Отар ГЕГЕЧКОРИ)
Production : Grouzia-Film
Distribution en France : Arkeion-films
 

Synopsis
A sa sortie de l'Ecole des Beaux-Arts, le jeune sculpteur Agouli Eristavi reçoit en cadeau de son professeur un grand marbre de Paros. Il espère en faire un jour une œuvre extraordinaire. Mais survient la Seconde Guerre mondiale dont il reviendra très perturbé. Il épouse une jeune Russe, Glafira et pour nourrir sa famille, il sculpte des pierres tombales pour des clients privés. Le grand marbre blanc reste intact. Peu à peu, ses œuvres s'accumulent... dans le cimetière de la ville où elles finissent par constituer une "exposition extraordinaire". Agouli donne le grand marbre à son élève Zauri en espérant que celui-ci accomplira ce qu'il n'a pu réaliser lui-même.
 

Commentaires et bibliographie
 
"Cette parabole sur la création artistique manie l’humour avec une grande finesse et un sens de l’absurde et du paradoxe très géorgien" Arkeion-Films.

Propos du réalisateur : "La première version du scénario de Rezo Gabriadze était un grandiose monument de plus de deux cents pages. Tous les principaux épisodes du film y étaient mais il y avait là de quoi faire plusieurs autres films. Notre travail ne pouvait être une simple réduction. Il fallait composer une construction cinématographique solide et rigoureuse, effectuer un travail complexe pour recentrer l'histoire principale et toutes les scènes centrales. Ce qui est resté de la première version a acquis une autre qualité. Par exemple, le marbre de Paros y figurait déjà. Mais c'était plus un détail exotique qu'un élément narratif signifiant. Nous avons peu à peu introduit la pierre au centre de l'action. C'est devenu à la fin une métaphore exprimant la tension éternelle de l'artiste en quête de beauté, vers quelque chose de plus élevé et l'impossibilité de réaliser cette aspiration. Je n'aime pas les choses trop rigides, connotées de façon univoque à une seule époque. Aussi tout au long du travail, nous avons cherché un mode complexe d'expression mêlant le temps réel et le temps conventionnel. L'histoire du marbre de Paros aurait pu se placer de manière très proche dans un autre temps, un autre pays. Mais en même temps, le sculpteur Agouli n'est pas pour moi la figure de l'artiste intemporel. Il représente une génération bien déterminée, que je connais parfaitement. Aussi ai-je décidé de placer dans le film des détails très concrets qui ramènent le spectateur à une période historique précise. Nous avons eu du mal à trouver le ton juste. Comment raconter l'histoire du sculpteur Agouli ? En tons tragiques ? Dans l'esprit d'une comédie légère ? Ou un pamphlet satirique sur l'artiste qui vend son talent pour se consacrer à la production d'objets banals de grande consommation ? Au départ la mise en scène hésitait (...) puis nous avons décidé qu 'il ne devait y avoir d'excès dans aucun sens, ni comique ni dramatique (...). C'est pourquoi notre vision du héros est affectueuse et triste. C'est l'objet de notre humour mais nous l'aimons et compatissons car malgré tout ce qu'il a perdu, il est resté un homme aimable et bon". Kinopanorama n° 3, Iskusstvo, 1981, cité dans Le cinéma géorgien, Centre Pompidou, 1988

Sélections dans les festivals :
- Festival international de films de Fribourg, Fribourg (Suisse), 2011
- Festival de cinéma russe au Toursky à Marseille, Marseille (France), 2007
- Rétrospectives : frères Chenguelaïa - Mikhail Kobakhidze, Paris (France), 2005