Konstantin MIKABERIDZE
Константин МИКАБЕРИДЗЕ
Konstantin MIKABERIDZE
URSS (Géorgie), 1929, 2000m 
Noir et blanc, muet, fiction
Ma grand-mère
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Моя бабушка

 

 My grandmother

 Moya babushka

Autres titres : Tchemi bebia
 
Réalisation : Konstantin MIKABERIDZE (Константин МИКАБЕРИДЗЕ)
Scénario : Semion DOLIDZE (Семён ДОЛИДЗЕ), Gueorgui MDIVANI (Георгий МДИВАНИ), Konstantin MIKABERIDZE (Константин МИКАБЕРИДЗЕ)
 
Interprétation
Akaki KHORAVA (Акакий ХОРАВА) ...L'ouvrier
Aleksandr TAKAISHVILI (Александр ТАКАЙШВИЛИ) ...Le bureaucrate
Bella TCHERNOVA (Белла ЧЕРНОВА) ...La femme du bureaucrate
 
Images : Anton POLIKEVITCH (Антон ПОЛИКЕВИЧ), Vladislav POZNAN (Владислав ПОЗНАНЬ)
Décors : Valerian SIDAMON-ERISTOV (Валериан СИДАМОН-ЭРИСТОВ)
 

Synopsis
Un bureaucrate consciencieux est licencié. Sa femme le menace de divorcer s'il ne retrouve pas un travail immédiatement. Après de longues et vaines recherches, il rencontre un ami qui lui conseille de trouver une « grand-mère», c'est-à-dire une protection. Il accepte aussitôt. Mais la fameuse lettre de recommandation précise de ne confier ancun travail à son porteur, qualifié d'effronté quémandeur.
 

Commentaires et bibliographie
Les origines du cinéma soviétique : un regard neuf, Myriam TSIKOUNAS, Cerf, 1992
 
Merab Kokocasvili :
«Le film a été tourné en 1929 par un tout jeune homme. Il y a mis toute son âme. C'était la grande période du cinéma muet géorgien. Le film est une satire où se développe déjà cet humour propre aux Géorgiens. Il faut préciser cependant que ce n'est pas un film purement national car Mikaberidze a eu recours à ce qu'il y avait de plus moderne à l'époque : l'expressionisme allemand, le constructivisme, l'avant-garde française, le surréalisme... Notre cinéma a, aujourd'hui, intégré toutes les recherches internationales et ne les transcrit plus de manière aussi visible. A l'époque, le film était tellement direct et féroce qu'on l'a laissé pourrir près de cinquante ans sur une étagère. Brisé, l'auteur n'a réalisé ensuite que quelques films insignifiants. »
Irakli Kvirikadze :
« Mikaberidze hantait tout le temps les studios. Il disait à tous ceux qui voulaient l'écouter qu'il avait fait un film génial mais qu'on ne pouvait pas le voir. Il était si cocasse, il dégageait une ironie si désabusée que personne ne le croyait. Le film fut découvert en 1967 et il devint le fétiche de toute une génération. » >
Propos recueillis par Raphaël Bassan, Libération, 10/7/1987

Sélections dans les festivals :
- Festival Bridges. Bozar. East of West films festival, Bruxelles (Belgique), 2019
- L'URSS des cinéastes à la Cinémathèque française. 1917-1945 : première partie, Paris (France), 2017
- Festival "Polka. Le cinéma libéré", Moscou (Russie), 2011
- Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 2008
- Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 2007