Alekseï BATALOV
Алексей БАТАЛОВ
Aleksey BATALOV
URSS, 1959, 75mn 
Noir et blanc, fiction
Le Manteau
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Шинель

 

 Shinel

 Shinel

 
Réalisation : Alekseï BATALOV (Алексей БАТАЛОВ)
Scénario : Leonid SOLOVIOV (Леонид СОЛОВЬЕВ)
D'après la nouvelle de Nikolaï GOGOL
 
Interprétation
Rolan BYKOV (Ролан БЫКОВ) ...Akaki Akakievitch Bachmatchkine
Nina OURGANT (Нина УРГАНТ) ...La beauté
Elena PONSOVA (Елена ПОНСОВА)
Gueorgui TEIKH (Георгий ТЕЙХ)
Youri TOLOUBEEV (Юрий ТОЛУБЕЕВ) ...Le tailleur Petrovitch
 
Images : Guenrikh MARANDJIAN (Генрих МАРАНДЖЯН)
Décors : Isaac KAPLAN (Исаак КАПЛАН)
Musique : Nikolaï SIDELNIKOV (Николай СИДЕЛЬНИКОВ)
Ingénieur du son : Arnold CHARGORODSKI (Арнольд ШАРГОРОДСКИЙ)
Production : Lenfilm
Date de sortie en Russie : 02/02/1959
 

Synopsis
Au début du film on assiste au choix d’un prénom pour un bébé. Les prénoms trouvés sur un livre ne conviennent pas à la mère qui décide de lui donner le nom de son père. Ainsi est baptisé Akaki Akakievitch Bachmatchkine. Aussitôt après, on voit le héros déjà d’un âge avancé qui au lever contemple les plumes d’oie qui sont toute sa vie : il est fonctionnaire à Saint-Pétersbourg et spécialisé dans le copie de documents. Il est déjà si habitué à ce travail mécanique qu’il fait avec art et délectation, que lorsque son chef lui propose de faire un vrai travail de rédaction, il essaie avec application mais doit y renoncer et sera pour le reste de sa carrière un fonctionnaire copiste. Pour aller à son travail, l’hiver, il doit affronter le vent et la neige vêtu d’un manteau tout troué. A son arrivée au bureau on se moque et de ses vêtements usés et de son zèle au travail. Il passe une nouvelle fois chez le tailleur Petrovitch son voisin qui refuse définitivement de faire de nouveaux rapiéçages. L’inévitable est arrivé : il faut acheter un manteau neuf. Avec le secours de la femme du tailleur il obtient un rabais sur le prix, entreprend une série de nouvelles économies, cherche et trouve des travaux complémentaires de copie à la maison. La confection du manteau est entreprise, on achète du tissu on prend des mesures et chaque jour Akaki Akakievitch vient voir l’accomplissement du miracle : le tissu devient petit à petit un manteau doublé spécialement ajusté à ses mesures. Le jour solemnel de la livraison du manteau arrive, le ravissement est à son comble. Le lendemain pour partir à son travail vêtu de sa nouvelle pelisse, Akaki Akakievitch est si transformé que même le chien de la maison ne le reconnaît pas ! A son arrivée a bureau tout le monde le félicite et il ne peut refuser l’invitation à un dîner chez l’un des fonctionnaires pour fêter le nouveau manteau. A la fois heureux et mal à l’aise ébloui par la fête, mais incapable de s’y insérer, il finit par partir non sans avoir ramassé un œillet blanc qu’une des jolies dames avait laissé tomber. Chaudement vêtu de son manteau et la fleur à la main, il trouve dans la rue une atmosphère de fête et quand une coquette femme s’adresse à lui en lui demandant de feindre le connaître et de l’accompagner, il avance comme dans un rêve, mais au moment où il veut faire cadeau de la fleur blanche à la dame, celle-ci s’est déjà éclipsée. Il part alors chez lui à pied car il n’a pas d’argent. Deux fripons le rattrapent et lui dérobent son manteau neuf. Le bonheur fait place au désespoir, la police refuse de l’entendre et il se fait vivement réprimander par un de ses supérieurs auquel il était allé demander d’intervenir. Le désespoir est insurmontable et Akaki Akakietich meurt non sans troubler ceux qui ont peut-être des remords de ne pas l’avoir pris au sérieux. Le chef qui l’avait repoussé le voit surgir en pleine nuit sur sa voiture pour lui saisir son manteau…
 

Sélections dans les festivals ou événements :
- Festival ''Cinéma et littérature'', Gatchina (Russie), 2019