Vsevolod POUDOVKINE
Всеволод ПУДОВКИН
Vsevolod PUDOVKIN
Youri TARITCH
Юрий ТАРИЧ
Yuri TARICH
URSS, 1942, 70mn 
Noir et blanc, fiction
Les Assassins prennent le large
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Убийцы выходят на дорогу

 

 Killers Come Out on the Road

 Ubiytsy vykhodyat na dorogu

Autres titres : Les Assassins prennent la route
 
Réalisation : Vsevolod POUDOVKINE (Всеволод ПУДОВКИН), Youri TARITCH (Юрий ТАРИЧ)
Scénario : Manuel BOLCHINTSOV (Мануэль БОЛЬШИНЦОВ), Vsevolod POUDOVKINE (Всеволод ПУДОВКИН)
D'après des nouvelles de Bertold Brecht
 
Interprétation
Aleksandr ANTONOV (Александр АНТОНОВ)
Mikhaïl ASTANGOV (Михаил АСТАНГОВ) ...Frantz
Boris BLINOV (Борис БЛИНОВ) ...Theo
Oleg JAKOV (Олег ЖАКОВ) ...officier allemand
Olga JIZNEVA (Ольга ЖИЗНЕВА) ...Klara
Viktor KOULAKOV (Виктор КУЛАКОВ)
Sofia MAGARILL (Софья МАГАРИЛЛ)
Gueorgui SVETLANI (Георгий СВЕТЛАНИ)
Ada VOITSIK (Ада ВОЙЦИК) ...Marta
 
Images : Era SAVELIEVA (Эра САВЕЛЬЕВА), Boris VOLTCHEK (Борис ВОЛЧЕК)
Décors : Artur BERGER (Артур БЕРГЕР)
Musique : Nikolaï KRIOUKOV (Николай КРЮКОВ)
Production : Mosfilm, Tsoks (ЦОКС, Alma-Ata)
 

Synopsis
Six épisodes, dont cinq tirés de Grand'peur et misère du Troisième Reich de Bertolt Brecht et un sixième, original, faisant intervenir des partisans dans la guerre contre l'envahisseur nazi.
 

Commentaires et bibliographie
 
Poudovkine a tourné tout le film, y compris les extérieurs d'hiver, à Alma-Ata, où les studios moscovites étaient repliés. À l'été 1942, il définit son film à peine terminé dans une lettre à l'historien du cinéma anglais Ivor Montagu : « Je ressens avec une particulière acuité l'ignominie du système de Hitler à travers ses méthodes d'éducation visant à anéantir avec un soin méticuleux tout ce qui est lié à la sensation de dignité humaine. Toute forme d'humiliation extrême offre aussitôt au fascisme le couple sur lequel il repose : le lâche écrasé et le salaud, parfaitement satisfait, assis sur son dos. Ce rêve schématique de division de l'humanité en lâches et en bourreaux révèle en fin de compte l'ensemble du système du régime hitlérien, depuis l'enseignement de la supériorité raciale jusqu'à la pratique de l'administration des pays conquis. »

Le film est interdit pour des raisons jamais expliquées ; les historiens ont fait des suppositions diverses. Pour G. Buttafava : « On y voyait des Allemands "bons", ou du moins "non coupables". Non, l'ennemi doit être haï tout entier, l'Allemand est toujours nazi, sadique, raciste. » Selon E. Margolit : « L'aspect (non intentionnellement] transposable à des circonstances soviétiques fut probablement la raison de l'interdiction. »
Source : Gels et dégels, une autre histoire du cinéma soviétique, Centre Pompidou, décembre 2002 - février 2003.

Sélections dans les festivals :
- L'URSS des cinéastes à la Cinémathèque française. 1917-1945 : deuxième partie, Paris (France), 2017
- Festival du cinéma russe à Nice, Nice (France), 2015
- Festival international du film de Vienne (Viennale), Vienne (Autriche), 2012
- Festival "Polka. Le cinéma libéré", Moscou (Russie), 2011
- Gels et dégels, une autre histoire du cinéma soviétique (1926-1968), Paris (France), 2002
- Festival du film de Locarno, Locarno (Suisse), 2000

Images et vidéos