Le film se déroule en Lithuanie deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale. Des opposants armés au régime soviétique se cachent dans la forêt et sèment la terreur dans la population. Le vieux Lokis, président d'une coopérative agricole est assassiné par derrière. Ses quatre fils, différents dans leur façon de vivre, se retrouvent unis pour venger leur père. Fidèles au pouvoir soviétique ils appellent les habitants à la lutte...
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Un western rouge de Lituanie élu meilleur film de 1966 par les lecteurs du magazine cinématographique Soviet Screen. Conçu pour célébrer le 20e anniversaire de l'instauration du communisme en Lituanie, ce film met en lumière l'une des premières voix antisoviétiques. Fin 1965, le jeune réalisateur lituanien Vitautas Zalakiavichus arrive à Moscou avec son nouveau film, « Personne ne voulait mourir ». Chacun savait que le film de Zalakiavichus traiterait des « Frères de la Forêt », ces partisans anticommunistes actifs en Lituanie (et dans d'autres pays baltes) pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Mais personne ne s'attendait à un film antisoviétique. À première vue, « Personne ne voulait mourir » ressemble à un film soviétique typique : communistes et paysans sont les gentils ; les Frères de la Forêt, les méchants. L'intrigue tourne autour de la vengeance des fils d'un chef de village, assassiné par des guérilleros. Mais le véritable tour de force de ce film réside dans le choix d'en faire un western, permettant ainsi à Zalakiavichus de révéler la vérité sur les Frères de la Forêt. Le titre du film délivre un message on ne peut plus clair, à travers des paysages typiques de l'Ouest et des protagonistes masculins et brutaux.