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Les titres et noms en gras renvoient à des fiches plus complètes
Viktor KOSSAKOVSKI
Виктор КОСАКОВСКИЙ
Viktor KOSSAKOVSKY
 
Royaume Uni / Allemagne / Danemark / USA, 2018, 90 mn 
documentaire

Aquarela

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Акварель

 

 Aquarela

 Akvarel


 
Réalisation : Viktor KOSSAKOVSKI (Виктор КОСАКОВСКИЙ)
Scénario : Viktor KOSSAKOVSKI (Виктор КОСАКОВСКИЙ)
Images : Viktor KOSSAKOVSKI (Виктор КОСАКОВСКИЙ)
Montage : Viktor KOSSAKOVSKI (Виктор КОСАКОВСКИЙ)
Production : Aconite Productions; BFI Film Fund; Danish Documentary Production; Louverture Film; Ma.Ja.De Filmproduktion
 

Prix et récompenses :
Meilleur documentaire Prix de la Guilde des historiens et critiques de cinéma, Moscou (Russie), 2018

A noter :
Le réalisateur a raconté que son film serait montré dans un nouveau format de 96 images seconde. Pour cela il a fallu fabriquer un projecteur spécial. Cette technique de tournage permettra au spectateur de voir les gouttes d'eau non pas comme des hachures blanches comme c'est le cas avec la projection habituelle de 24 images seconde mais avec une précision incroyable.

Synopsis
Le héros du film est l'eau sous ses formes les plus étonnantes.
Il y a sept ans, j'ai tourné un film qui a fait l'ouverture de la Mostra de Venise: Vive les Antipodes. Il y a un passage sur le Baïkal où une petite fille dit: «Dans la prochaine vie je voudrais être l'eau — pure comme l'eau du Baïkal.»
Quand j'ai eu la possibilité de faire un film sur l'eau, j'ai compris que je devais commencer par le Baïkal. Je suis venu, j'ai installé ma caméra au même endroit et je me suis préparé à tourner. C'était effectivement magnifique. J'ai fait quatre fois le tour du monde, j'ai tout vu, mais rien ne pourrait être comparé au Baïkal. La glace, en hiver, fait plus d'un mètre d'épaisseur, mais elle est transparente — comme si l'on marchait sur du verre. Je voulais le filmer, et tout à coup devant la caméra une tragédie s'est produite: une voiture avec des personnes à bord s'est enfoncée sous la glace.
Je n'avais pas l'intention d'utiliser cet épisode, puis je me suis dit qu'il dévoilait notre essence russe — ça passe ou ça casse. Après tout on voit que la glace a déjà fondu par vagues, mais les locaux disent: «Jeune homme, je suis né ici, ça fait 30 ans que je roule sur cette glace, ne me donne pas de leçons. Je connais cette glace comme ma poche, rien ne m'arrivera, ce sont les touristes idiots qui se noient.» Ils sont allés chercher des cigarettes, pour un tel final — c'est de la folie.
C'est dans cette scène que l'on voit la force de l'eau. A gauche, les gens s'enfoncent sous l'eau, à droite, ils s'enfoncent, et là où une personne se noie la glace est si épaisse que trois hommes ne peuvent pas la briser. Voilà la force: elle peut te tuer et tu ne lui feras rien. Je me suis demandé ce que je pourrais filmer encore et j'ai compris: il faut partir au Groenland, au royaume des glaces. Le plus terrifiant, c'est de s'approcher d'un glacier. Pas comme des touristes à cinq kilomètres, mais s'approcher de très près et de le toucher.
Nous avons installé la caméra sous un iceberg à 800 m de profondeur. Chaque épisode avait quelque chose d'incroyable. Les opérateurs d'Hollywood m'envoient des lettres où ils tirent leur chapeau parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre comment nous avons réussi à faire.
https://fr.sputniknews.com/culture
 

Commentaires et bibliographie
 
D’après V. Kossiakovski, il n’existe pas dans le monde de projecteur capable de montrer un film en 96 images par seconde. Voilà pourquoi, parallèlement au tournage, ont été menées des opérations de perfectionnement des techniques existantes de projection. Et le réalisateur est sûr que, dès que les spectateurs à Venise verront le film en format 96 images, ils ne voudront plus jamais voir autre chose. Cela changera à tout jamais le cinéma. « Cela fait déjà 100 ans que le cinéma fonctionne avec 24 images par seconde et je pense qu’il est temps de changer la situation, dit Kossakovski. L’eau est une substance inhabituelle et il me semble très important de la filmer à la vitesse de 96 images par seconde et donc, du coup, de la montrer à cette vitesse-là. » Afin que le spectateur ne voie pas chaque goutte d’eau de manière « floue », sous forme de stries blanches comme c’est le cas aujourd’hui quand on projette en 24 images par seconde, mais saisisse de façon nette, plus précise même que l’œil humain ordinaire dans la vie réelle. « Tout va très vite, rien ne vient interrompre, rien n’est trouble, tout est perçu comme un tout. » Kossakovski filme le mouvement de l’eau à courte distance mais, grâce à la qualité exceptionnelle de l’image, le cerveau du spectateur aura l’impression que les plans ont été filmés de très haut. C’est l’une des nombreuses illusions d’optique qui abondent dans le film. Kossakovski dit que le plus souvent le spectateur ne comprendra pas ce qu’il voit en fait, par le jeu de l’espace, le volume et la dimension et surtout comment ça a été filmé. « Nous avons quelques plans à propos desquels tous ceux qui les ont vus pensent qu’ils ont été tournés depuis une station spatiale. Je ne vous dirai pas pour le moment comment cela a été fabriqué, vous le découvrirez à Venise. », promet Kossakovski. Le réalisateur n’a pas dévoilé le sujet de son film mais il reconnaît qu’il est construit sur l’illusion. Disons qu’il commence comme un thriller et semble présenter les personnages principaux de l’histoire. Mais ensuite il s’avère qu’il s’agit de tout autre chose. Ce n’est qu’à la vingtième minute que nous comprenons que les gens n’en sont pas les héros. « Il n’est pas si facile de garder l’attention des spectateurs durant une heure et demie et de lui montrer dans chaque plan de l’eau, dit Kossakovski. Mais nous avons tout fait pour que personne ne sorte de la salle, même avec tous ces plans remplis d’eau. Croyez-moi, ce film a une forme qui sort de l’ordinaire. » Pas de texte off, pas d’interview synchrone, juste quelques répliques en plusieurs langues. Comme l’assure Kossakovski, le projet de ce film lui est venu pendant le tournage de « Vive les antipodes ! » Il mettait en boite un épisode situé sur le lac Baïkal et l’une des héroïnes, une gamine, a brusquement dit à sa mère (ce n’était pas prévu) que dans une vie future, elle aimerait être de l’eau. Quand des producteurs anglais ont proposé à Kossakovski de tourner un film sur l’eau, il s’est rappelé les mots de cette gamine et l’idée a fait son chemin. Et parmi ses conditions, il a imposé le tournage en 96 images par seconde et le droit au final cut du montage. Remarque : Le cinéma a été inventé en 1895 et les films sont alors tournés en 16 ou 18 images secondes. Il faut attendre la fin des années 20, avec le cinéma sonore et parlant, pour que le standard 24 images par seconde s’impose. C’est la projection des films muets en 24 images qui leur donnait ce rythme sautillant anachronique.
Voir aussi : https://www.ledroit.com/arts/cinema/aquarela-lodyssee-de-leau--1-2-a2335bfc12e108849d3733898e7a6012

Sélections dans les festivals :
- Festival international du film d'Istanbul, Istanbul (Turquie), 2019
- Festival du film de Sundance, Park City (USA), 2019
- Festival international du film de San Francisco, San Francisco (USA), 2019
- Festival international du film de Venise / Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica, Venise (Italie), 2018
- Prix de la Guilde des historiens et critiques de cinéma, Moscou (Russie), 2018
- Message to Man : Festival international du documentaire, court-métrage et film d'animation, Saint-Pétersbourg (Russie), 2018


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