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Les titres et noms en gras renvoient à des fiches plus complètes
Gabe POLSKY
Гейб ПОЛЬСКИ
Gabe POLSKY
 
USA, 2014, 85 mn 
documentaire

Red Army

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Красная армия

 

 Red Army

 Krasnaya armya


 
Réalisation : Gabe POLSKY (Гейб ПОЛЬСКИ)
Scénario : Gabe POLSKY (Гейб ПОЛЬСКИ)
 
Interprétation
Viatcheslav FETISSOV (Вячеслав ФЕТИСОВ)
Vladimir POZNER (Владимир ПОЗНЕР)
Vladislav TRETIAK (Владислав ТРЕТЬЯК )
 
Produit par : Gabe POLSKY (Гейб ПОЛЬСКИ)
Production : Sony Pictures Classics
 
Sites : Page Allociné, page IMDb
Date de sortie en France : 2015-02-25, Site

Synopsis
Le documentaire RED ARMY retrace le destin croisé de l’Union Soviétique et de l’équipe de hockey sur glace surnommée « l’Armée Rouge » : une dynastie unique dans l’histoire du sport. L’ancien capitaine de l’équipe Slava Fetisov revient sur son parcours hors du commun : d’abord adulé en héros national, il sera bientôt condamné comme ennemi politique. La « Red Army » est au coeur de l’histoire sociale, culturelle et politique de son pays : comme l’URSS, elle connaît la grandeur puis la décadence, avant d’être secouée par les bouleversements de la Russie contemporaine. Red Army raconte l’histoire extraordinaire de la Guerre Froide menée sur la glace, et la vie d’un homme qui a tenu tête au système soviétique.
 

Commentaires et bibliographie
 
Le sac du palet d'hiver, ou la guerre froide en patins à glace.
Le film de Gabe Polsky retrace le destin croisé de l'Union soviétique et de l'équipe de hockey sur glace surnommée " L'Armée rouge " Qui se souvient aujourd'hui de Slava Fetissov ? De Vladislav Tretiak ? D'autres encore, Alekseï Kassatonov, Sergueï Makarov, Igor Larionov, Vladimir Krutov ?... Ces hockeyeurs soviétiques furent les maîtres incontestés de leur discipline durant les années 1970-1980. Un peu l'équivalent de ce que fut l'équipe du Brésil lorsqu'elle jouait sous la baguette de Pelé. Ces joueurs évoluaient au sein de l'équipe nationale soviétique et, pour la plupart, au CSKA Moscou, le club sportif de l'Armée rouge soviétique, d'où le titre du film. Leurs principaux adversaires étaient les Etats-Unis et le Canada. C'était la fin de la guerre froide, Gorbatchev n'allait pas tarder à renverser le cours de l'histoire. Producteur, scénariste et réalisateur américain, mais aussi ancien joueur de hockey lui-même (dans l'équipe de l'université de Yale), Gabe Polsky était, à cette époque, fasciné par le jeu de l'équipe soviétique. " Leur jeu n'était pas que physique, se souvient-il. Il était le fruit d'une réflexion, d'une vision, et surtout d'un esprit collectif. " Un jour, Polsky réussit à trouver le numéro de téléphone de la star de cette équipe de légende : Fetisov, le plus grand hockeyeur de tous les temps. Un homme qui a donné son nom à un astéroïde. Il parvint même à lui parler. Une première fois par téléphone, durant plus de cinq heures. Ensuite, de visu, à Sotchi, durant les Jeux olympiques. Et, enfin, dans l'avion présidentiel qui ramenait Fetisov et Poutine de Sotchi à Moscou. Parallèlement, en Russie, mais aussi aux Etats-Unis et au Canada, Polsky visionna tout ce qu'il est possible de voir comme documents d'archives filmées sur le hockey. Au final, Red Army est un documentaire passionnant. Les fondus de hockey retrouveront avec bonheur la terrible histoire de leurs héros. Quant aux autres, qui se fichent comme d'une guigne des subtilités stratégiques des manieurs de palet, ils seront intéressés par cette manière originale de se servir du sport pour raconter la grande Histoire. Lorsque commence le film, Reagan est à la Maison Blanche. L'heure est à la guerre contre " les communistes "." Ce serait une pure folie de ne pas nous donner tous les moyens pour la gagner ", déclare le président américain. Fetisov, lui, se souvient de son enfance. Ses parents qui économisent pour lui payer une paire de patins et des gants ; des débuts prometteurs et, très vite, l'envie de rejoindre " la crème de la crème de la crème " : l'équipe de hockey du CSKA. Une discipline de fer Là-bas, il rencontrera l'entraîneur Anatoli Tarassov. Non seulement cet homme a décidé de consacrer sa vie au hockey, mais il entend élever ce sport au rang d'un art. En esthète, mais aussi en philosophe, c'est lui qui va construire et inspirer la grande équipe soviétique. Considérant la patinoire comme un échiquier, il va révolutionner le hockey et faire de ses adeptes des sportifs accomplis. Cet immense entraîneur aux méthodes si particulières n'était pas du goût de tout le monde. En haut lieu, on s'inquiétait. N'était-il pas en train de dévoyer l'objet même du sport soviétique : un moyen de propagande destiné à donner au monde l'image d'un pays indestructible ; une autre manière de faire la guerre ? Alors Tarassov fut viré. Et le sinistre Viktor Tikhonov le remplaça. Fort du soutien du gouvernement, ayant à sa disposition la meilleure équipe du monde, les Jeux de Lake Placid de 1980 ne devaient être qu'une formalité. On connaît la suite. Le fameux " miracle on ice " ; la victoire inouïe, en finale, d'une équipe de jeunes universitaires américains face à l'armada soviétique (4-3). N'importe quel entraîneur aurait fait les frais d'une telle défaite. Pas Tikhonov. Soumettant ses joueurs à une discipline de fer, il n'eut plus désormais que deux obsessions : se venger lors des Jeux suivants, à Sarajevo (1984) ; et empêcher coûte que coûte ses meilleurs joueurs de céder aux sirènes alléchantes des plus grands clubs américains. Dans des camps d'entraînement isolés du monde extérieur, de froide la guerre devint glacée. A Sarajevo, puis à Calgary en 1988, l'équipe soviétique récupéra sa couronne olympique. Ce qui n'empêcha pas ses joueurs de partir chercher fortune en Amérique du Nord. Ostracisés, souvent incapables de s'adapter à la violence du jeu américain, certains eurent envie de repartir. La perestroïka n'allait plus tarder. Fetisov deviendra même le ministre des sports de la Russie (2002-2008). C'est tout cela que raconte Red Army. La guerre froide en patins à glace. L'effondrement de l'Union soviétique vu des bords d'une patinoire. Franck Nouchi (http://www.lemonde.fr/cinema/article/2015/02/24/red-army-le-sac-du-palet-d-hiver-ou-la-guerre-froide-en-patins-a-glace_4582069_3476.html)

Sélections dans les festivals :
- Sortie en France en salle du film :, Différentes villes (France), 2015-02-25
- Festival de films russes Kinorama au cinéma Royal de Biarritz, Biarritz (France), 2015
- Cinémas russes à Montauban, Montauban (France), 2015
- Journées du cinéma russe à Orléans, Orléans (France), 2015
- Festival international du film de Dublin : Jameson, Dublin (Irlande), 2015
- Festival international du film d'Istanbul, Istanbul (Turquie), 2015
- Festival international du film de Toronto, Toronto (Canada), 2014
- Festival international de ciné de Donostia-San Sebastian, San Sebastian (Espagne), 2014
- Festival de Cannes, Cannes (France), 2014
- Festival international du film documentaire d'Amsterdam : IDFA, Amsterdam (Pays-Bas), 2014
- Festival des Films de Russie et d'Ailleurs, Genève - Lausanne (Suisse), 2014
- Festival du film de Karlovy Vary : KVIFF, Karlovy Vary (Tchéquie), 2014

Images et vidéos
 

 


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