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Les titres et noms en gras renvoient à des fiches plus complètes
Otar IOSSELIANI
Отар ИОСЕЛИАНИ
Otar IOSSELIANI
 
URSS (Géorgie), 1976, 100 mn 
Noir et blanc, fiction

Pastorale

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Пастораль

 

 Pastoral

 Pastoral


 
Réalisation : Otar IOSSELIANI (Отар ИОСЕЛИАНИ)
Scénario : Otar IOSSELIANI (Отар ИОСЕЛИАНИ)
 
Interprétation
Nourki DAVITACHVILI (Нукри ДАВИТАШВИЛИ)
Tamara GABARACHVILI (Тамара ГАБАРАШВИЛИ)
Nana IOSSELIANI (Нана ИОСЕЛИАНИ) ...La jeune paysanne
Mikhaïl NANEICHVILI (Михаил НАНЕИШВИЛИ)
 
Images : Abesalom MAISSOURADZE (Абесалом МАЙСУРАДЗЕ)
Décors : Vakhtang ROUROUA (Вахтанг РУРУА)
Production : Grouzia-Film
 

DVD avec sous-titres
Editeur : Blaq out. Titre : Otar Iosseliani.
Fait partie d'un coffret Otar Iosseliani qui contient : Avril; La Chute des feuilles; Il était une fois un merle chanteur; Pastorale

Synopsis
Un fonctionnaire assure au téléphone son interlocuteur «qu’ils seront reçus». Il s’agit de cinq citadins dont quatre musiciens, désireux de passer l’été à la campagne pour se reposer et pratiquer leur art. Le récit s’ouvre sur l’arrivée au village des vacanciers: ils sont logés chez l’habitant. L’événement suscite une curiosité de circonstance dans le village. Puis la vie des autochtones continue, avec ses activités traditionnelles: l’élevage des animaux, troupeaux de porcs, de chèvres qui passent sur le chemin; les querelles de femmes sur la place; les repas et beuveries des hommes rythmés par les chants . Chez les musiciens les vacances s’organisent autour de la musique, des exercices sportifs et des conversations à bâtons rompus. Des échanges superficiels se créent entre les estivants et leurs hôtes. Cependant la jeune fille de la maison tombe amoureuse de l’un des musiciens. Elle devient songeuse. Puis c’est le départ: le jeune homme donne un disque à la jeune fille. Elle contemple l’autocar qui emporte son rêve de bonheur.
 

Commentaires et bibliographie
 
Fidèle à sa manière, le réalisateur réduit la «fable» jusqu’à l’esquisse: seule l’émotion amoureuse de la jeune fille ébauche une intrigue, qui reste cependant virtuelle: pas d’aveu, pas de drame: juste une mélancolie qui voile la rencontre fugitive entre le citadin et la paysanne. Le film s’attache au tableau de mœurs: celui des artistes, insolite mais presque totalement hermétique aux villageois (une seule scène les réunit autour de l’enregistrement par les musiciens professionnels d’un chant paysan), et celui de la vie campagnarde, archaïque et étonnamment fruste. L’âme paysanne semble fermée à la tendresse, à la générosité. Les villageois sont rivés à des tâches quotidiennes rebutantes: l’élevage des animaux et leur consommation. Ces activités sont entrecoupées de querelles dérisoires, qui font grand bruit. Le dernier aspect de la vie paysanne est évoqué dans sa réalité politique: on y voit la résistance obstinée et matoise des paysans à l’autorité de l’inspecteur du kolkhoze.
Le film , selon les principes du réalisateur qui se réclame du cinéma muet, considérant que le cinéma a pour vocation de faire voir et non d’expliquer, comporte peu de dialogues. Les paroles échangées constituent, plus qu’une conversation, un bruit qui se mêle aux cris des animaux Plus près du documentaire que du drame psychologique (joué d’ailleurs par des non-professionnels), Pastorale juxtapose deux modes de vie que seuls les besoins en lait et en fromage semblent susceptibles de rapprocher. L’habileté du réalisateur dans cette enquête de mœurs tient au choix de la réciprocité du regard porté par le groupe de citadins et le groupe paysan sur son antagoniste.
Iosseliani, dans un entretien réalisé pour la revue Positif en 1977(publié en 1978) explique ironiquement qu’il a justifié son projet auprès des «bureaucrates» par sa volonté de tourner un film sur «la psychologie des petits bourgeois qui nous entravent dans notre lutte pour la construction d’un homme nouveau». En effet, le cinéaste, s’il ne croit pas à l’homme nouveau soviétique, juge que paysans et citadins, tels qu’il les a mis en scène sont des «professionnels» de leur état, ce par quoi il définit l’esprit petit-bourgeois. Il ajoute, sérieusement cette fois: «A l’intersection de ces deux mondes dont j’ai parlé, j’ai placé une jeune paysanne. Elle deviendra quelqu’un, elle devra choisir, mais pendant le film elle est dans une situation ouverte. La famille où elle vit, dont elle fait partie, est très bien pour elle, mais d’un autre côté les musiciens sont très beaux à ses yeux. Finalement elle reste seule».

Sélections dans les festivals :
- Rétrospective Otar Iosseliani à la Cinémathèque française, Paris (France), 2019
- Rencontre cinématographique de Pézenas, Pézenas (France), 2015
- Festival du film de Locarno, Locarno (Suisse), 2013
- Cycle de cinéma soviétique à la Cinémathèque d'Alger, Alger (Algérie), 2011
- Festival international du film de Munich, Munich (Allemagne), 2011
- Festival du film d'Europe Centrale et Orientale , Wiesbaden (Allemagne), 2010
- Une semaine de cinéma caucasien à l'Action Christine, Paris (France), 2010
- Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 2009
- Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2002
- Festival international du film de Berlin : Berlinale, Berlin (Allemagne), 1982

Images et vidéos
 
 


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