Kinoglaz

 

Agenda

- Dernières infos

Sur les écrans

Festivals

 

Films

DVD

- Films en ligne

Personnes

Articles

Production

Histoire

Conférences et séminaires


Bibliographie


Événements en cours

 

Prix

Box office

 

Statistiques

 

Partenariats

 

Plan du site

Liens

Contacts


Search with Google    


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z  Autres 
Les titres et noms en gras renvoient à des fiches plus complètes
Alekseï GUERMAN jr.
Алексей ГЕРМАН мл.
Aleksey GERMAN jr.
 
Russie, 2008, 118 mn 
Couleur, fiction

Le Soldat de papier

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Бумажный солдат

 

 The Paper Soldier

 Bumazhnyy soldat


 
Réalisation : Alekseï GUERMAN jr. (Алексей ГЕРМАН мл.)
Scénario : Vladimir ARKOUCHA (Владимир АРКУША), Alekseï GUERMAN jr. (Алексей ГЕРМАН мл.)
 
Interprétation
Anastassia CHEVELEVA (Анастасия ШЕВЕЛЕВА)
Tchoulpan KHAMATOVA (Чулпан ХАМАТОВА)
Merab NINIDZE (Мераб НИНИДЗЕ)
Polina VOROBIEVA (Полина ВОРОБЬЕВА)
 
Images : Maksim DROZDOV (Максим ДРОЗДОВ), Alicher KHAMIDKHODJAEV (Алишер ХАМИДХОДЖАЕВ)
Musique : Fiodor SOFRONOV (Федор СОФРОНОВ)
Production : Fenomen Films (Феномен Филмс, Chaîne Rossia (телеканал «Россия»)
 
Format : 35 mm
Site : www.papersoldier.ru/eng/index.htm
Date de sortie en France : 2010-09-15, Site

Prix et récompenses :
Lion d'argent du meilleur réalisateur Alekseï GUERMAN jr. , Festival international du film de Venise / Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica, Venise (Italie), 2008
Meilleure image Maksim DROZDOV , Alicher KHAMIDKHODJAEV , Festival international du film de Venise / Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica, Venise (Italie), 2008
Meilleur film de fiction Prix "NIKA", Moscou (Russie), 2008
Meilleure réalisation Alekseï GUERMAN jr. , Prix "NIKA", Moscou (Russie), 2008
Meilleure image Maksim DROZDOV , Prix "NIKA", Moscou (Russie), 2008

Synopsis
L’action se déroule en 1961 sur la base aérospatiale soviétique de Baïkonour. Le film met en scène six mois de la vie de Daniil Pokrovski, médecin intelligent et non conformiste, chargé de superviser l’entraînement des premiers cosmonautes de l'espace et dont la vie est en jeu. Envoyé au Kazakhstan, il est déchiré entre son devoir et ses doutes normaux, entre la peur pour ses héros et l'amour et la compassion pour les deux femmes qui lui sont proches. Mais il finit par se dédier à sa tâche, au risque d’en perdre la raison. Le film brosse, en creux, une critique du pouvoir soviétique. " Il fait le portrait d'une génération de scientifiques durant la période de déstalinisation qui a vu le premier voyage sur la lune de Yuri Gagarin, Il a pour cadre le centre où on prépare les cosmonautes russes à cette expédition historique sorte de climax de l'utopie communiste. C'est le médecin en chef du centre qui sert de fil conducteur, ses amours sont problématiques avec son épouse rationaliste convaincue, lui est taraudé par le doute et veut donner du sens à sa mission, il n'est pas dupe des coûts humains d'une telle entreprise et sait qu'il faut fermer les yeux s'il y a des ratées en cours de route. Oscillant entre le scepticisme et l'exaltation, la mélancolie et l'euphorie, ce médecin traverse ce mois avec une bande d'amis artistes et scientifiques requinqués par la déstalinisation mais prudents quant à la réalité des changements escomptés. Le fait de ne pas avoir d'autre choix que celui de réussir est ce qui pèse le plus sur les épaules du médecin qui sait que cette réussite obligatoire ne va pas sans dégâts.
(http://www.jetsetmagazine.net/culture/revue,presse/festival-international-du-film-de-rotterdam-le-7eme-art-russe--un-retour-au-premier-plan.21.7250.html)
 

Commentaires et bibliographie
Lorsque Gagarine monta au ciel. [A propos du film Soldat de papier, d’Alexeï Guerman Jr.], Emile BRETON, humanite.fr, 2010
Festival international du film de Rotterdam 2009. Le 7ème art russe : Un retour au premier plan, http://www.jetsetmagazine.net, 2009
 
INTERVIEW DU RÉALISATEUR : (extraite du dossier de presse)

Quel est votre parcours personnel?
Je suis né à Leningrad. Puis j’ai étudié au VGIK, l’institut russe du cinéma. Mon père est un cinéaste reconnu, ma mère est scénariste.

Quelle est la signification du titre?
Soldat de papier est une métaphore pour exprimer la vulnérabilité du personnage principal. C’est le titre d’une chanson, écrite par Bulat Okhudzhava en 1959, qu’on entend dans le film. "Tu veux aller au feu? Vas-y ...et il a fait le pas un jour, et il a brûlé en un instant, Car c’était un soldat en papier ." Le personnage principal est comme ce soldat, voué à sa perte. Je voulais faire un film sur "l'état de papier" dans lequel se trouve l’être humain. Un film sur la solitude, sur la peur de ne jamais rencontrer un être qui vous ressemble parfaitement, sur le fait de se sentir partagé entre deux femmes, entre la science et sa carrière, entre l’essence et le paraître, entre le désir d’aimer et l’incapacité à aimer. Mon personnage ne peut se décider et il meurt à cause des sentiments contradictoires qui l’habitent.

Comme dans vos films précédents, vous ancrez votre récit dans le passé. Pour quelles raisons?
Mes films ne traitent pas juste du passé, ils traitent d’époques importantes de mon pays, et du fait que tout se répète de façon cyclique, à cent ans de distance. Je suis intéressé par les histoires parallèles et la répétition de l’histoire. Gaspartum racontait l’histoire d’une génération dont les rêves ont été broyés par la roue de l’Histoire.
Cela faisait écho avec mon histoire personnelle: dans les années quatre -vingt-dix, mon groupe d’amis s’est désagrégé parce que l’un d’entre nous est mort en Tchétchénie, un autre s’est "perdu" en se lançant dans les affaires, un autre s’est retrouvé en prison.
Je me suis dit, il y a peu, que nous ne vivons pas dans le temps actuellement. Nous glissons à la surface du temps car nous ne savons pas ce qui adviendra demain ou dans un an. Pour moi, les années soixante étaient l’ère des grands espoirs et des idéaux. Pas seulement la foi en un brillant avenir, mais aussi en la mission universelle de notre pays.

Vous ne semblez pas être nostalgique de l’époque du grand empire soviétique, parce que votre vision de la conquête spatiale est très critique.
C’était une époque où il y avait -comme aujourd’hui- à la fois de bonnes et de mauvaises choses : il y a plus de restaurants, de liberté en tous genres de nos jours, mais c’est la fin des idéaux .
Parce que quelle que soit la vision qu’on peut avoir des années soixante, elles resteront comme l’époque ou les gens avaient des croyances. Tout le pays avait besoin d’avancer alors. D’avancer en dépassant l’époque stalinienne.
Quand on lit les premiers livres des frères Strugatsky (des écrivains de science -fiction), publiés dans les années soixante, tout nous semble à présent très naïf, mais c’était différent pour cette génération qui commençait soudainement à vivre une nouvelle vie après l’ère Staline. Au final, cela a été un échec. mais il y a eu ce vol spatial qui a été un grand exploit.
Tout est fini à présent. À partir des années quatre-vingt, l’idée même d’exploit ou d’acte héroïque a totalement été rejetée. Car à l’époque soviétique, tout était devenu, à un certain point, un exploit. Les activités quotidiennes devenaient des exploits. Depuis le milieu des années soixante dix, ce pays qui était en pleine déroute idéologique, essayait en fait de montrer à la face du monde ses triomphes des années soixante.
Parce qu’il n’y avait plus rien à quoi se raccrocher. Je ne cherche pas à savoir si la période de la conquête spatiale est terrible ou merveilleuse, mais j’ai voulu traiter avec ce film d’autres moments de l’ Histoire de la Russie, souligner également que les gens étaient simplement différents. Le film s’arrête sur une grande époque à partir de laquelle le pas suivant n’a jamais été fait.

Comment s’est passé le travail d’écriture?
Cela m’a pris huit mois pour écrire le scénario de Soldat de papier . C’était au départ un film qui racontait l’histoire des premiers cosmonautes russes. Mais quand j’ai senti que le scénario se transformait et qu’il s’ouvrait à l’histoire de ces gens qui travaillaient aux côtés de cosmonautes, j’ai fait un effort pour rester à distance de l’aspect documentaire, des noms réels. Je faisais une "composition basée sur une période historique".
C’est comme si vous teniez une vieille photo qui montre un événement historique : le premier vol habité dans l’espace; Les détails et quelques visages secondaires se révèlent.
Vous faites un agrandissement et vous constatez qu’il y a un médecin qui se tient derrière l’astronaute. Alors, l’idée de briser un mythe vous amène à un héros qui a été rejeté par la Grande Histoire. J’étais intéressé par l’événement historique : quels en sont les dessous, quels en sont les acteurs? Toute prouesse présente un côté caché.

Comment avez-vous choisi le lieu du tournage et pourquoi se passe t-il dans un paysage de désolation?
Alexander Adabashyan a fait un jour cette remarque: il y a des réalisateurs qui amènent l’équipe de leur film dehors par des températures de -40° C pour filmer un tas de neige qui aurait pu être trouvé dans une arrière-cour. Tout le monde l’insulte et le maudit, mais quand le film sort, les mêmes personnes l’encensent en disant : c’est comme cela qu’on fait de bons films Quand nous avons tournéGaspartum, on a dû nettoyer un entrepôt à la main. Personne ne voulait le faire, mais nous devions le faire. .
L’histoire que nous racontons dans Soldat de papier est basée sur l’opposition entre Moscou et la province . C’est pourquoi je voulais trouver des extérieurs en province qui seraient aussi durs et désagréables que possible. Et j’ai décidé de filmer au lac Baskountchak, à la frontière avec le Kazakhstan. C’est un immense lac salé sans la moindre trace de vie. Les voitures ne tenaient pas plus de 3 ou 4 jours, parce qu’il présente une concentration très importante en sel. Si on voit dans le film que tout est blanc, ce n’est pas dû à la neige, mais au sel.
J’avais besoin de cette nature âpre pour une raison: je souhaitais trouver un endroit qui ne soit ni la Terre, ni l’espace, mais une autre planète, vierge de présence humaine. Il me semblait crucial que nous ne copions pas l’esthétique de certains films soviétiques qui dépeignent une belle ville pour montrer le site de lancement des fusées. Il n’ y avait pas de ville là bas. Les gens vivaient dans des abris. Je voulais également souligner que le lancement de la fusée était né dans la saleté, dans la pauvreté, en surmontant des difficultés.

Pouvez-vous nous parler de votre travail spécifique sur la couleur?
Dans Gaspartum, j’ai utilisé des teintes plus sombres pour donner l’effet d’un "vieux film"… comme si le film avait passé de nombreuses années sur une étagère et les couleurs s’étaient partiellement effacées.
Dans Soldat de papier , il y a des moments où les couleurs sont deux fois plus brillantes qu’elles ne le sont réellement; c’est le cas de la couleur rouge par exemple.
La question de savoir si un film doit être tourné en noir et blanc est essentielle pour moi. Ce n’est pas juste de savoir avec quelle pellicule on charge la caméra. Car la couleur change tout dans un film. On ne pourrait pas imaginer, par exemple, La Dolce vita en couleur, ou inversement Amarcorden noir et blanc. Le noir et blanc et la couleur sont deux types différents d’approches artistiques, de rythmes, et de relations au réel. Je suis en train de filmer un court-métrage à Saint Petesbourg et je cherche encore des solutions esthétiques à ma palette de couleur. Je ne cesse d’aller dans cette direction, mais c’est un long chemin pour bien maîtriser le travail sur la couleur qui est, selon moi, fondamental.

Comment avez-vous choisi l’acteur principal?
Cela m’a pris à peu près six mois pour trouver le premier rôle. J’ai toujours ce critère essentiel en tête : vous devez trouver une âme derrière un regard. À l’origine, le personnage principal devait être juif. Je donnais une description hésitante de l’acteur à mes assistants responsables du casting: ce devait être une sorte de jeune Marcello Mastroianni. Une assistante m’a répondu sur un ton exalté: "Tu recherches un jeune Mastroianni? Je sais, il faut que tu prennes Seryozha!". Je l’ai fait venir, mais ça ne collait pas, il n’avait rien en commun avec Mastroianni! Je commençais à être désespéré. Puis, un mois avant le début du tournage, Merab Ninidze est arrivé... et j’ai décidé que le personnage serait géorgien (comme lui).
L’essentiel était que le personnage ne soit pas de Tyumen. Pas de cette région. Pourquoi ai-je pensé au départ qu’il devait être juif? Parce que je cherchais quelqu’un qui me serait proche. Je peux seulement faire des films sur des sujets que je comprends, et des choses que je peux ressentir. Et quand cet acteur géorgien est arrivé, je me suis dit que mon personnage devait être différent; il devait aussi parler géorgien aussi. Parce que, selon moi, il doit y avoir une part de vérité dans les films.

Quels sont vos prochains projets?
De faire un film qui dresserait un large panorama de la société russe moderne : du pauvre au riche, du jeune au plus âgé; de faire un film impressionniste, à partir d’histoires personnelles intenses en émotion. Une tentative de se rapprocher de l’univers de Gogol


***

«Après "The last train" ( 2003) et "Gaspartum" ( 2005), Alexei German Junior, le fils de son illustre père réalise avec "Paper's soldier" un film qui lui a valu un lion d'argent à trente-deux ans à la dernière Mostra de Venise. Guerman prouve avec ce film qu'il est incontestablement avec Andrei Zviaguintsev un des chefs de file de la nouvelle génération de cinéastes russes formée à la bonne école, le VGIK de Moscou par laquelle sont passés tous les cinéastes russes qui comptent. Plus, ce jeune réalisateur s'inscrit clairement dans la tradition du grand cinéma russe, dont il assume plutôt fièrement l'héritage. Le film procède à travers le personnage du médecin à une déconstruction du mythe du progrès auquel la mission de Gagarine a donné lieu,pour donner une voix, un visage et une âme aux hommes et aux femmes qui ont été derrière cet exploit, pour pointer aussi les victimes de ce rêve insensé qui n'aura finalement servi que la gloire du régime. Entretenant de toute évidence un rapport plus dépassionné que ses aînés par rapport à cette période, Alexei Guerman Jr nous offre un film lucide, humaniste et désenchanté. Mené tambour battant avec un sens de la lumière du cadre inouï à l'instar de ce plan où le réalisateur englobe dans le même plan le visage du docteur mourant avec en arrière plan le décollage de la fusée qui emportait Gagarine vers la planète lune, l'atmosphère y est éthérée très tarkovskienne, le Tarkovski du Miroir ou de Stalker, "Paper's soldier" est probablement l'acte de naissance d'un cinéaste majeur.» (http://www.jetsetmagazine.net/culture/revue,presse/festival-international-du-film-de-rotterdam-le-7eme-art-russe--un-retour-au-premier-plan.21.7250.html)

***

Critique de Philippe Person sur www.froggydelight.com

Sélections dans les festivals :
- Festival de films russes : Spoutnik au dessus de la Pologne, Varsovie (Pologne), 2017
- Journées du cinéma russe, Aix les Bains (France), 2014
- Festival du film d'Europe Centrale et Orientale , Wiesbaden (Allemagne), 2011
- Festival européen du film de Séville : SEFF, Séville (Espagne), 2011
- Festival de films russes Kinorama au cinéma Royal de Biarritz, Biarritz (France), 2011
- Cinémas russes à Montauban, Montauban (France), 2011
- Festival de films russes : Spoutnik au dessus de la Pologne, Varsovie (Pologne), 2011
- Festival du film "les Nuits Noires" de Tallinn, Tallinn (Estonie), 2010
- Cinéma russe à Montbéliard, Montbéliard (France), 2010
- Festival international du film de La Rochelle, La Rochelle (France), 2010
- Sortie en France du film, Différentes villes (France), 2010-09-15
- Festival "Entre Nostalghia et Euphoria", Grenoble (France), 2010
- Festival "Tous nos Guerman", Moscou (Russie), 2010
- Festival international du film de Munich, Munich (Allemagne), 2009
- Festival international du film de Melbourne, Melbourne (Australie), 2009
- Festival international du film de Sofia, Sofia (Bulgarie), 2009
- Festival international du film de Jérusalem, Jérusalem (Israël), 2009
- Journées du nouveau cinéma russe, Vilnius (Lituanie), 2009
- Festival international du film de Nouvelle Zélande, Auckland (Nouvelle Zélande), 2009
- Festival international du film de Rotterdam, Rotterdam (Pays-Bas), 2009
- Festival de films russes : Spoutnik au dessus de la Pologne, Varsovie (Pologne), 2009
- Monaco Charity Film Festival, Monaco (Principauté de Monaco), 2009
- Festival du film russe à Londres, Londres (Royaume Uni), 2009
- Festival international du film d'Edimbourg, Edimbourg (Royaume Uni), 2009
- Prix de l'Aigle d'or, Moscou (Russie), 2009
- Festival international du film de Ljubljana, Ljubljana (Slovénie), 2009
- Festival du film de Karlovy Vary : KVIFF, Karlovy Vary (Tchéquie), 2009
- Russian film symposium. Université de Pittsburgh, Pittsburgh (USA), 2009
- Festival international du film de Miami : MIFF, Miami (USA), 2009
- New Directors New Films, New York (USA), 2009
- Festival du film "les Nuits Noires" de Tallinn, Tallinn (Estonie), 2008
- Festival international du film de Venise / Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica, Venise (Italie), 2008
- Prix "NIKA", Moscou (Russie), 2008
- Prix de la Guilde des historiens et critiques de cinéma, Moscou (Russie), 2008
- Festival international du film sur les droits de l'homme "Stalker", Moscou (Russie), 2008
- Festival de cinéma russe ''Une fenêtre sur l'Europe'' , Vyborg (Russie), 2008
- Festival du film d’auteur de Belgrade, Belgrade (Serbie), 2008
- Festival international du film de Stockholm, Stockholm (Suède), 2008
- Festival international du film "Molodist", Kiev (Ukraine), 2008

Images et vidéos
 


 


Vos remarques