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Les titres et noms en gras renvoient à des fiches plus complètes
Andreï KRAVTCHOUK
Андрей КРАВЧУК
Andrei KRAVCHUK
 
Russie, 2005, 92 mn 
Couleur, fiction

L'Italien

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Итальянец

 

 The Italian

 Italyanets


 
Réalisation : Andreï KRAVTCHOUK (Андрей КРАВЧУК)
Scénario : Andreï ROMANOV (Андрей РОМАНОВ)
 
Interprétation
Youri ITSKOV (Юрий ИЦКОВ) ... Le directeur
Maria KOUZNETSOVA (Мария КУЗНЕЦОВА) ... Madame
Nikolaï REOUTOV (Николай РЕУТОВ) ... Gricha
Kolia SPIRIDONOV (Коля СПИРИДОНОВ) ... Vania
Polina VOROBIEVA (Полина ВОРОБЬЕВА) ... Natacha
 
Images : Alexandre BOUROV (Александр БУРОВ)
Décors : Vladimir SVETOZAROV (Владимир СВЕТОЗАРОВ)
Musique : Alexandre KNAIFEL (Александр КНАЙФЕЛЬ)
Ingénieur du son : Aliakper GASSAN-ZADE (Алиакпер ГАСАН-ЗАДЕ)
Produit par : Olga AGRAFENINA (Ольга АГРАФЕНИНА), Andreï ZERTSALOV (Андрей ЗЕРЦАЛОВ)
Production : Lenfilm, TOULOS-CINEMA
Date de sortie en Russie : 22/09/2005
Distribution en France : Les Acacias, avec le concours du CNC
 
Format : 35 mm
Date de sortie en France : 2007-02-14, Site

Prix et récompenses :
Prix du public Festival international des premiers films "Esprit du feu", Khanty Mansiïsk (Russie), 2006
Meilleur rôle masculin Kolia SPIRIDONOV , Festival international des premiers films "Esprit du feu", Khanty Mansiïsk (Russie), 2006
Grand prix Les rencontres de Valence, Valence (France), 2006
Prix du public Les rencontres de Valence, Valence (France), 2006
Grand prix Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2005
Prix du public Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2005
Grand prix, Kinderfilmfest / 14+, Festival international du film de Berlin : Berlinale, Berlin (Allemagne), 2005
Prix du public au Festival de Saint-Pétersbourg, 2005
Prix du meilleur film au Festival de Zelbe (Allemagne), 2005

A noter :
Sortie officielle du film en France : 14 février 2007

Synopsis
Vania est un petit Russe de 6 ans qui a été abandonné par sa mère et vit dans un orphelinat. Ses camarades l’ont surnommé « L’Italien » car il doit être bientôt adopté par un couple d’Italiens.
Les autres enfants l’envient car c’est une « belle vie » qui l’attend. La direction de l’établissement se réjouit aussi des revenus ainsi générés.
Mais avant le départ prévu, Vania rencontre une femme qui est venue à l’orphelinat pour reprendre son fils. Vania se dit alors que sa mère pourrait bien faire la même chose et que s’il part en Italie, ils n’auront plus aucune chance de se revoir.
Il décide alors de la retrouver, dérobe son dossier et part, avec la complicité d’une adolescente à la recherche de sa mère. La police et la directrice de l’orphelinat sont à ses trousses…
 

Commentaires et bibliographie
 

Les commentaires et images ainsi que l'interview du réalisateur sont extraits du dossier de presse fourni par la société Acacias.
Entretien avec le réalisateur

Note d'intention du Réalisateur

L’idée de L’Italien m’est venue en 2000. En Russie, il y avait alors beaucoup d’enfants dans les rues qui essayaient de gagner leur vie en vendant des journaux, en lavant des voitures ou en faisant des petits boulots. J’ai pensé faire un film sur ce sujet et j’ai proposé ce projet au scénariste Andrei Romanov. De son côté, il avait lu un article sur un jeune orphelin qui avait décidé de retrouver sa mère. L’enfant avait, tout d’abord, appris tout seul à lire et à écrire et puis s’était enfui de l’orphelinat. Cette histoire vraie devint l’idée de base de notre scénario.

Travailler avec des enfants fut difficile mais très intéressant. Nous avons dû leur porter une attention toute particulière, la plupart étant de vrais orphelins. Il était important de leur expliquer que notre travail était réellement sérieux et de les considérer comme des acteurs adultes. Ils ont répondu en donnant le meilleur d’eux-mêmes.

L’Italien est un film sur l’amour, le respect de soi et la dignité. Je pense que si une personne agit selon son coeur et des principes humains, elle sera toujours gagnante dans n’importe quelle situation.

C’est aussi un film sur un pays en crise. Si nous avions des petits "héros" tels que Vania capables d’une telle détermination, nous pourrions espérer une meilleure Russie. J’espère que les thèmes universels développés dans ce film seront compris non seulement par le peuple russe mais aussi par les spectateurs du monde entier.
Andrei KRAVCHUK


ENTRETIEN AVEC ANDREI KRAVCHUK
Réalisé par Oleg Sulkin

Votre premier choix professionnel a été de devenir mathématicien. Comment avez-vous décidé de vous tourner vers la réalisation ?
Comme l'a dit l'écrivain américain O. Henry : "Ce ne sont pas les routes que nous prenons, c'est ce que nous avons à l'intérieur qui nous fait devenir ce que nous sommes."
Cela a été difficile de changer de carrière, d'autant plus en fin de troisième cycle et avec une thèse presque terminée. J'ai rencontré à cette époque les réalisateurs Alexei Guerman et Vladimir Vengerov et le premier m'a fait faire mes premiers pas comme assistant réalisateur. Il tournait un film appelé My Yedem v Ameriku (Nous partons pour l'Amérique). Quand le film a été terminé, ma décision était prise et j'ai été admis à l'Institut du cinéma et de la télévision de Saint-Pétersbourg.

Vous avez à votre actif nombre de documentaires et séries télévisées. En quoi le travail sur un long métrage de fiction est-il différent ?
Aujourd'hui, en Russie, faire de la télévision est le chemin le plus accessible vers le cinéma professionnel. A la télévision, les délais sont serrés, la production montée à la va-vite et la seule chose que vous maîtrisez, c'est l'intrigue. Le genre documentaire est mon préféré, car il permet de générer une vision artistique de la vie quotidienne qui nous entoure. Faire des documentaires aide énormément pour la fiction : on apprend à regarder les derniers rushes non pas comme quelque chose de sacré, mais comme la matière première du montage.

Ecrivez-vous de la fiction depuis longtemps ? Ecrivez-vous seulement des scénarios ou également des textes purement littéraires ?
J'ai beaucoup écrit par le passé, surtout des nouvelles et des poèmes. J'ai, entre autres, travaillé un peu au noir pour divers journaux, y compris pour une drôle de petite publication sur les ovnis. J'y ai publié un petit texte de genre fantastique sur les soucoupes volantes, m'essayant à la science-fiction. Cela m'a mené à l'écriture de scénarios. Ces derniers temps, je me consacre entièrement aux films.

Quels réalisateurs des générations précédentes vous ont influencé ?
J'aime les films de Dinara Asanova, Teenagers et Woodpeckers Don’t Get Headaches. Elle s'inspirait du monde des enfants dans une démarche très honnête. Je serai éternellement reconnaissant à mon mentor, le réalisateur Semyon Aranovich (Ours d'argent au festival de Berlin pour L'année du chien). Il a su cultiver quelque chose d'unique en chacun de nous et nous a aidés à développer notre potentiel artistique. Bien entendu, j'adore le néoréalisme italien, avec des films comme Le voleur de bicyclette, qui tente de saisir une véritable "tranche de vie", ce qui à mon sens est le plus difficile à réussir au cinéma.
Je respecte les anciens réalisateurs, mais je ne veux pour autant imiter personne. Copier le style de quelqu'un est la tâche la plus ingrate que je puisse imaginer.


Comment vous est venue l'idée de L'Italien ?
En 1999, des foules d'indigents et d'enfants sans abri ont envahi les rues des grandes villes de Russie, à la suite de l'effondrement du système bancaire et financier. Ils lavaient des voitures, vendaient des journaux, servaient de l'essence, mille petits boulots pour tenter de survivre. Lorsque les enfants sont négligés et oubliés, ils grandissent trop vite. Lorsque l'irresponsabilité devient la norme dans une société, tout son schéma moral en est modifié. Alors que les adultes, quelles que soient les circonstances, maintiennent certaines règles morales et certaines conventions, les enfants ignorent de telles limites. Ils établissent leurs propres lois, leur propre hiérarchie et leur propre système de distribution des ressources. D'un côté, ces enfants grandissent trop vite, de l'autre, ils ne mûrissent jamais vraiment ; ils en restent à un étrange stade intermédiaire.

Votre film nous montre un orphelinat fonctionnant comme un Etat dans l'Etat. Les enfants ont créé un système d'administration autonome bien plus efficace que la version officielle des adultes. Ils vivent selon leurs propres lois, et celui qui les enfreint est sévèrement puni. C'est une structure semi-criminelle mais redoutablement efficace. Avez-vous observé cela dans la vraie vie ? D'où provient votre connaissance de ce milieu social siparticulier ?
Je voulais depuis longtemps faire un film sur cette jeunesse profondément perturbée. J'ai cherché sans relâche une histoire qui me servirait de support. J'ai caressé quelque temps l'idée de m'inspirer de David Copperfield de Charles Dickens. Lorsque j'ai commencé à collaborer avec Andrei Romanov, il s'est avéré qu'il avait collecté toutes sortes d'histoires vraies sur les orphelinats. Il a un don incroyable pour faire parler les gens ordinaires. De parfaits étrangers se confient à lui et lui racontent leur vie, parfois vraie, parfois inventée. Il m'a parlé d'une histoire qu'il avait lue dans le journal Komsomolskaya Pravda sur un pensionnaire d'un orphelinat. Le garçon avait appris tout seul à lire dans l'unique but de trouver l'adresse de sa mère dans son dossier. Il s'est enfui de l'orphelinat et a réussi à la retrouver.
Cette histoire nous a aussitôt fourni un formidable personnage principal. Il était l'incarnation tangible de ce qui, sinon, n'aurait été qu'observations sociologiques abstraites. J'ai compris que les actions de notre personnage devaient sembler un peu insensées, car il n'est pas guidé par la raison mais par son âme. Incapable de faire des compromis, il ne fait que répondre à un besoin impérieux. Il ne cherche pas, à l'inverse de la plupart d'entre nous, à simplement s'assurer un mode de survie. Cet enfant est un véritable héros, au sens existentialiste, comme dans les œuvres de Camus et de Sartre.

Selon quels critères avez-vous choisi l'orphelinat ? Pendant mes études, j'ai filmé un court métrage sur un orphelinat russe. Des images très fortes de ce milieu social si particulier sont restées gravées dans ma mémoire. Il fallait que je trouve le moyen de les transmettre à travers notre histoire. On a décidé de filmer dans un véritable orphelinat de province, particulièrement difficile. C'était très important d'observer les enfants, de ne pas les faire entrer de force dans notre histoire, ni de les faire coller à notre conception des choses. Il fallait les prendre tels qu'ils étaient, en se basant sur leurs véritables expériences et attitudes.
Dans les orphelinats des grandes villes russes, les enfants voient dans tout adulte un parent adoptif potentiel. Ils se jettent aussitôt sur les visiteurs et s'agrippent à eux. Une fois que tous les enfants sont reconduits et qu'un seul reste, les autres comprennent que l'enfant en question a été choisi pour être adopté… En revanche, les orphelins des zones plus isolées ont été à tel point abandonnés par les adultes qu'ils ne voient même plus en eux des parents adoptifs potentiels. Nous avons finalement choisi le foyer de Lesogorsky dans le district de Leningrad, près de Vyborg, à côté de la frontière finlandaise. On recherchait la Russie provinciale, avec son charme modeste, que beaucoup trouveront sans doute misérable.
Je me rappelle un épisode de la vie de Marc Chagall visitant, à un âge très avancé, son village natal, Vitebsk, en Biélorussie. Les autochtones tenaient à lui montrer leurs nouveaux bâtiments, mais à l'évidence, Chagall s'ennuyait. Il ne s'est enthousiasmé qu'en voyant des clôtures tordues et abîmées par les intempéries. Chagall a dit qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi beau. Les ruines et les décombres retracent toute l’histoire et le destin d'un endroit.

Comment les autorités locales vous ont-elles traité ? Il était clair que vous ne prépariez pas un film très flatteur.
Elles nous ont très bien traités. Tout le monde s'est montré très coopératif. D’ailleurs, nous n'étions là ni pour pointer du doigt ni pour nous appesantir gratuitement sur les problèmes. Néanmoins, après la projection, j'ai ressenti une certaine tension dans nos rapports avec les autorités de la ville. Ils n'ont manifestement pas apprécié ce qui était montré: le système d'autogestion des enfants, le directeur de l'orphelinat présenté comme un ivrogne et celle qui gère les adoptions soudoyer effrontément les autorités municipales. Mais malgré tout, nos relations avec les autorités sont restées bonnes.

Pouvez-vous en dire plus sur la gérante des adoptions, que tout le monde appelle Madame ? J'ai rencontré son homologue dans la vraie vie et elle m'a donné énormément d'informations sur cette activité d'intermédiaire. Cette femme était chargée de faire adopter des enfants russes par des familles italiennes et s'est mise à fabriquer des fausses décharges de droits parentaux de soi-disant parents biologiques. Un scandale a éclaté et elle a quitté l'agence, nourrissant une profonde rancune envers celle-ci, ce dont elle s'est soulagée en me révélant toute l'histoire. Nous avons utilisé certains détails que j'ai appris d'elle. L'actrice qui l'incarne, Maria Kuznetsova, lui ressemble physiquement. De façon générale, le travail de gestion des adoptions est trop lourd pour une seule personne.
Une adoption suppose des procédures judiciaires, une foule de démarches, de paperasses et d'obstacles bureaucratiques, ainsi que de nombreuses rencontres avec les familles. Les parents biologiques sont souvent alcooliques et agressifs, la personne est donc secondée par un homme fort chargé de la sécurité, comme nous le montrons dans le film. Madame n'est aucunement malfaisante, malgré les apparences. Elle croit sincèrement œuvrer pour le bien des enfants.

Dans votre film, un couple italien vient à l'orphelinat et choisit Vania Solntsev pour l'adopter, mais il s'enfuit, à la recherche de sa vraie mère, et c'est un autre garçon qui part en Italie à sa place. Cette trame est-elle purement fictionnelle ou est-elle inspirée de faits réels ? Des incidents similaires se sont produits. Aux termes de leur contrat, les parents adoptifs versent beaucoup d'argent aux intermédiaires russes, souvent des dizaines de milliers de dollars. Si un enfant s'enfuit ou refuse de partir, l'agence d'adoption est financièrement redevable. Elle doit soit rembourser l'argent, soit trouver un autre enfant qui convienne aux parents adoptifs.

Comment avez-vous choisi le jeune acteur Kolya Spiridonov pour interpréter Vania Solntsev ? Le casting a pris beaucoup de temps. Nous avons diffusé des annonces à la radio et à la télévision et mes assistants ont parcouru des tas d'écoles et d'orphelinats. On a auditionné des centaines d'enfants. Kolya est sorti très vite du lot. Notre chef décorateur l'a remarqué dans un court métrage et m'a dit : "C'est lui qu'il nous faut." Ce garçon avait un charme tout à fait remarquable. Mais il était extrêmement tendu, parlait à voix basse, avait peur de faire le moindre pas et n'arrivait pas à retenir son texte. Nous avons cherché d'autres candidats mais en revenions toujours à Kolya. Il y avait d'autres enfants intéressants, mais aucun ne réunissait toutes les qualités de Kolya. J'ai finalement décidé de prendre le risque et de commencer à tourner avec lui. En voyant les premiers rushes, j'ai su que j'avais fait le bon choix.

Tous les autres acteurs sont-ils joués par des acteurs amateurs ? Le tournage a-t-il nécessité des modifications du fonctionnement quotidien de l'orphelinat ? Presque tous les personnages sont joués par des acteurs amateurs et, à l'exception de deux petites filles, tous les enfants viennent d'orphelinats. Beaucoup viennent de celui de Lesogorsky, où nous avons tourné une partie du film, d'autres de Vyborg, et d'autres encore de divers orphelinats de Saint-Pétersbourg. Quant au fonctionnement normal de l'orphelinat, tout a été maintenu tel quel : la discipline, les cours, les récréations et l'heure du réveil.

Il y a une forte tradition de films sur les enfants dans le cinéma soviétique. Cette tradition est-elle importante pour vous ? Vous en sentez-vous partie prenante ? J'ai délibérément évité de revoir les films russes centrés sur les enfants. Je voulais raconter une histoire contemporaine sur un mode quasi documentaire.

Dans le scénario, Vania finit par retrouver sa mère mais vous ne le montrez pas dans le film. Vous ne vouliez pas d'une fin heureuse ?
Il y a une fin heureuse. Lorsque nous avons terminé le film, les producteurs, le scénariste et moi avons longuement discuté de la fin. Nous avons conclu qu'il aurait été ingrat de ne pas récompenser le protagoniste d'une façon ou d'une autre à la fin. C'est ainsi que nous avons eu l'idée de l'échange de lettres entre Vania et le garçon parti en Italie à sa place.

Quel a été l'impact du film sur vos jeunes acteurs ? Collaborer à un projet créatif avec des gens du milieu artistique a été très important et bénéfique pour eux. Le fait que nous les traitions avec respect les a beaucoup marqués. Tout cela a tellement inspiré certains enfants qu'ils ont décidé de tourner une page. Malheureusement, il est très difficile de mener à bien un tel changement à partir d'une expérience unique, particulièrement une fois que la personnalité est formée.

On entend régulièrement des histoires scandaleuses de mauvais traitements que font subir des parents adoptifs à des enfants russes, notamment aux Etats-Unis. Cela provoque une forte émotion en Russie. Des députés de la Douma, la chambre basse du parlement russe, préconisent de sévères restrictions des adoptions à l'étranger. Votre film semble appuyer cette idée, de façon intentionnelle ou pas. Pourquoi Vania Solntsev renonce-t-il à l'opportunité d'aller manger des oranges au soleil d'Italie pour rester en Russie, entouré de clôtures délabrées ? Ce débat n'a qu'un rapport indirect avec notre film. Vania ne choisit pas entre une vie en Russie et une vie en Italie. Il choisit de retrouver sa mère biologique.
L'Italien est l'odyssée d'un garçon, le mythe fondamental et archétype du retour à la mère, du retour du fils prodigue. Dans l'article qui nous a fourni la source du film, la mère demandait à son fils après qu’il l’eut retrouvée : "Pourquoi aurais-je besoin de toi ?" Et le garçon répondait : "Maintenant, tu as un homme à la maison." Un garçon comme ça n'aura aucun mal à redresser quelques clôtures.


Sélections dans les festivals :
- Festival Univerciné Russe de Nantes, Nantes (France), 2016
- Journées du film russe à Ajaccio, Ajaccio (France), 2012
- Les rencontres culturelles Russenko, Le Kremlin-Bicêtre (France), 2012
- Journées du cinéma russe au Curial, Chambéry (France), 2009
- Festival de cinéma russe à Bombay, Bombay (Inde), 2009
- Festival international du film pour enfants de Montréal : FIFEM, Montréal (Canada), 2008
- Semaine russe à Castres, Castres (France), 2008
- Festival cinéma à hauteur d'enfant, Sevran (France), 2008
- Festival Univerciné Russe de Nantes, Nantes (France), 2007
- Cinémas russes à Montauban, Montauban (France), 2007
- Sortie en France du film, Différentes villes (France), 2007-02-14
- Festival international du film d'Edimbourg, Edimbourg (Royaume Uni), 2007
- Festival international du film de Palm Springs, Palm Springs (USA), 2007
- Festival international du film de Toronto, Toronto (Canada), 2006
- Les rencontres de Valence, Valence (France), 2006
- Quinzaine du cinéma russe à Strasbourg, Strasbourg (France), 2006
- Prix de l'Aigle d'or, Moscou (Russie), 2006
- Festival international des premiers films "Esprit du feu", Khanty Mansiïsk (Russie), 2006
- Festival de cinéma russe à Stockholm et Uppsala 'KinoRurik', Stockholm (Suède), 2006
- Russian Nights, Los Angeles (USA), 2006
- Festival international du film de Berlin : Berlinale, Berlin (Allemagne), 2005
- Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2005
- Festival de cinéma russe, Riga (Lettonie), 2005
- Festival du cinéma de la CEI, Estonie, Lettonie et Lituanie "Kinoshock", Anapa (Russie), 2005
- Prix de la Guilde des historiens et critiques de cinéma, Moscou (Russie), 2005
- Festival de cinéma russe ''Une fenêtre sur l'Europe'' , Vyborg (Russie), 2005
- Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 2005
- Semaine de cinéma russe à New York, New York (USA), 2005

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