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Festival ''Est-Ouest''

Die (France) - 15 septembre 2006 - 24 septembre 2006

http://www.est-ouest.com/

2011 2010 2009 2008

Avec le soutien de kinoglaz.fr



 


Le cinéma caucasien


par Françoise Navailh, historienne du cinéma russe et soviétique


Le Caucase, marche de l'Europe écartelée entre Chrétienté et Islam, aux confins de l'Occident et de l'Orient, est un lieu d'affrontements millénaires où depuis toujours les populations locales se heurtent à divers envahisseurs: Arabes, Perses, Turcs, Anglais et Russes, bien sûr. Dans les interstices de ces conflits se sont épanouies des civilisations brillantes, contrariées par l'Histoire. (…)
Le cinéma est un des moyens pour appréhender cette mosaïque de cultures et de religions, pour comprendre ces peuples qui ont bien du mal à voisiner. La montagne a parfois des airs de Balkans, comme le montre "L'Incantation" de Tenguiz Abouladzé ou "Le Prisonnier du Caucase" de Sergueï Bodrov.
Très tôt, avant 1900, le cinéma est apparu dans cette région qui faisait alors partie de l'Empire russe, quand Tbilissi s'appelait encore Tiflis. Dès que l'URSS s'impose, commence le développement d'un cinéma "national par la forme et socialiste pour le fond". Soviétique, quoi. Même si la Géorgie, loin de Moscou, sait prendre quelques libertés avec le dogme (cf. l'oeuvre d'Otar Iosséliani). De fait, le cinéma géorgien est sûrement l'un des plus foisonnants : entre autres, biographie inspirée du peintre naïf "Pirosmani" de Guéorgui Chenguélaïa ou portrait sensible d'une femme moderne tiraillée entre métier et couple dans "Quelques interviews sur des questions personnelles" de Lana Gogobéridzé, avec l'inoubliableinterprète du "Sayat Nova" de S. Paradjanov. Car nombreux et féconds sont les échanges entre Géorgie et Arménie. Cas typique : Amo Bek-Nazarov auteur du chef-d'oeuvre arménien "Namous" (1925), passé sur Arte en décembre 2005, et de"Pépo" sur les Arméniens de Géorgie. L'Arménie a semé ses enfants aux quatre vents. Des enfants éparpillés qui n'oublient pas leurs racines. A preuve, "Calendar" du Canadien Atom Egoyan.
Et l'Azerbaïdjan ? Il eut plus de mal à démarrer. L'infatigable Bek-Nazarov fut un des pionniers là aussi. Des cadres venus de plus loin donnèrent également un coup de main. Par exemple, le Russe Barnet épaula S. Mardanov pour le délicieux "Au bord de la mer bleue", le premier film parlant en Azerbaïdjan. C'est un des films préférés de Godard, qui le cite dans "Allemagne neuf zéro" (1991). Le temps a passé sous la plage et "La chauve-souris" d'Ayaz Salayev propose une fable allégorique pour revisiter le passé du pays et ses rapports au cinéma.
L'indépendance des trois républiques après l'éclatement de l'URSS en 1991 a balayé la tutelle russe. Mais elle a aussi entraîné des difficultés économiques et financières certaines. Pour le moment, le cinéma manque de moyens. Mais pas de talents. Tout est possible comme le suggère "L'Héritage" de Teïmouraz Bablouani. Car pas d'avenir sans passé assumé.
Françoise Navailh
P.S. : Festival des 3 Continents a rendu hommage au cinéma d’Azerbaïdjan en 1995, Le Festival Est-Ouest et Le Pestel au cinéma géorgien en 1998 et au cinéma arménien en 2000.

Films russes ou soviétiques

Cinéma contemporain


Calendar, 1992

(Календарь)


Atom EGOYAN
(Атом ЭГОЯН)



Cinéma d'hier


Quelques interviews sur des questions personnelles, 1978

(Несколько интервью по личным вопросам)


Lana GOGOBERIDZE
(Лана ГОГОБЕРИДЗЕ)


Pirosmani, 1969

(Пиросмани)


Gueorgui CHENGUELAIA
(Георгий ШЕНГЕЛАЯ)


L'Incantation, 1967

(Мольба)


Tenguiz ABOULADZE
(Тенгиз АБУЛАДЗЕ)


Au bord de la mer bleue, 1935

(У самого синего моря)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)